Résumé
Quand Ellis était enfant, c’est ici qu’elle courait se réfugier. Par un passage dans les buissons, elle se faufilait vers la rivière. Ce petit bois, c’était son royaume à elle. Sa Forêt Sauvage.
Aussi est-ce tout naturellement qu’elle y revient se ressourcer, bien des années plus tard, après avoir découvert l’infidélité de son mari. Est-ce sa fébrilité, le tapage des jumeaux, le cri des corbeaux ? Au moment du départ, elle oublie sur le parking la nacelle où dort sa fille. À son retour, Viola a disparu. La forêt s’est refermée sur le bébé, ne laissant, sous les branches, que des larmes. Rongée par la culpabilité, Ellis entame un long exil au coeur du bois pour se reconstruire. Car la nature est le seul remède qu’elle ait jamais connu…
Mon ressenti
Lorsqu’elle apprend l’infidélité de son mari, Ellis se réfugie dans la forêt avec ses enfants. Un infime événement au moment de repartir lui fait oublier Viola, sa petite fille de quelques mois, sur le parking. Lorsqu’elle s’en rend compte, il est déjà trop tard. L’enfant a disparu. Oublier son enfant : Comment réussir à se le pardonner ? Nous suivons alors le chemin de rédemption d’Ellis tout en découvrant la vie d’une jeune fille, Raven, qui vit seule avec sa mère au fin fond de la forêt. De ces deux personnages, un point commun, leur amour de la nature.
Ellis n’est ni héroïne ni un monstre : c’est une femme usée qui craque, et c’est ce qui la rend si attachante et réaliste. On pourrait évidemment se demander comment on a pu oublier son enfant ainsi. Mais on apprend aussi à lui pardonner, à comprendre pourquoi elle a pu en arriver à une telle tragédie. À travers Ellis, on comprend qu’une mère c’est d’abord une personne humaine, qui peut commettre des erreurs. Quant à Raven, on devine très rapidement de qui il s’agit et c’est certainement voulu. J’ai attendu le moment où les deux se rencontreraient pour voir comment chacune finirait par évoluer.
La forêt est un élément clé du récit. C’est là que commencent les malheurs d’Ellis, mais c’est aussi en s’y ressourçant qu’elle apprend peu à peu à se pardonner. Les descriptions sont magnifiques. Je me suis vue évoluer dans cette forêt, telle une elfe, auprès des personnages. L’alternance des deux regards est très bien menée par Glendy Vanderah. Je ne me suis jamais sentie perdue. Le seul bémol, à mon sens, c’est le manque de repères temporels. Mais ça n’empêche aucunement de comprendre ce magnifique roman. L’écriture est d’une douceur incroyable, avec un rythme assez lent mais nécessaire, qui convient parfaitement à ce roman.
Ce roman est un hymne à ceux qui réussissent à se pardonner, à faire leur propre rédemption. Ce roman m’a emportée dès les premières pages jusqu’à la dernière, sans jamais m’ennuyer. J’avais déjà adoré son précédent roman, celui-ci est un coup de coeur absolu.

