La dernière étoile _ Heather Morris

Jesse est une jeune fille comme les autres. Entourée d’une famille aimante et d’amis fidèles, elle aime Taylor Swift, l’océan et les jeux vidéo. Mais depuis quelques mois, elle passe ses journées dans un lit d’hôpital, et les médecins n’ont guère d’espoir.
Lorsqu’on lui propose de voir son vœu le plus cher exaucé, elle sait immédiatement ce qu’elle veut : une reconstitution numérique en 3D de sa vie – quelque chose que ses proches pourront regarder et revivre… peut-être sans elle. Il n’y a qu’une seule personne capable d’une telle prouesse : Alex, un concepteur de jeux vidéo talentueux, qui, contrairement à Jesse, n’aime pas grand-chose et n’est même pas sûr de savoir comment aimer. Une rencontre qui va transformer leurs vies pour toujours…

Jesse a quinze ans et une leucémie qui ne se soigne pas malgré les différentes chimiothérapie. Elle sait que ses jours sont comptés car son corps ne supporte plus les traitements. Elle fait alors appel à l’association Make a wish afin d’offrir à ses proches une reconstitution numérique en 3D de sa vie. Un cadeau qui permettra à sa famille de se remémorer les meilleurs moments passés ensemble. Un cadeau qui pourrait leur permettre d’oublier que la maladie va leur retirer leur fille. Et c’est Alex, concepteur de jeux vidéo solitaire, qui est en charge de le réaliser.

Sur le papier, c’est bouleversant. Et Jesse l’est vraiment. Elle est mature, drôle et lucide. Elle est également pleine d’empathie pour ceux qu’elle va laisser derrière elle. Les scènes avec son frère Sam, avec son père qui a l’impression de la laisser tomber, avec ses amis à l’hôpital qui traversent les mêmes épreuves qu’elle, sont très touchantes. J’ai apprécié que jamais l’autrice n’a cherché à faire pleurer dans les chaumières. On s’attache à Jesse, on espère même qu’elle va aller mieux, mais on sait ce qui l’attend au final. Et pourtant, le roman n’est pas larmoyant.

Mais mon problème se situe ailleurs : le vœu en lui-même. Je n’ai jamais vraiment réussi à visualiser ce que c’était concrètement cette reconstitution en 3D et en quoi ce projet permettrait à sa famille de mieux supporter son départ. Ce n’est pas un jeu vidéo ni un film. Au final, c’est quelque chose d’intermédiaire que l »autrice décrit de façon trop vague.

Et puis il y a Kelly, l’assistante sociale, et sa relation avec Alex. Cette relation m’a dérangée car Alex est juste horrible avec Kelly, ses paroles sont dures et parfois méchantes. Malgré tout, ils se rapprochent (et d’ailleurs, on le devine dès le début du roman) comme si l’autrice avait voulu ajouter une romance mais sans vraiment savoir où la mettre. Enfin, certaines réactions des personnages adultes m’ont aussi paru peu réalistes, notamment celles du père face au voeur de sa fille. Je peux comprendre sa colère face à la maladie, mais balayer de la main son voeu, ça ne collait pas non plus.

Heather Morris est connue pour Le Tatoueur d’Auschwitz, roman que pour ma part j’avais trouvé trop romancé, mais que j’avais toutefois aimé lire. Ici, c’est son premier roman contemporain, et ça se sent. Cette lecture n’est donc pas un coup de cœur. C’est néanmoins une lecture touchante que j’ai apprécié découvrir.

Note : 3.5 sur 5.

Merci aux Editions Charleston pour ce Service de Presse.

Laisser un commentaire