Les lilas de Garrowgate Hall _ Tracy Rees

Angleterre, fin du XIXe siècle. Rowena Blythe, jeune aristocrate britannique, tombe éperdument amoureuse d’un peintre polonais. Défiant toutes les conventions propres à son rang, elle s’exile avec lui au pays de Galles. Lorsqu’il met brutalement fin à leur relation, elle doit prendre son destin en main pour éviter la ruine et trouve de l’aide auprès de Pansy, son ancienne femme de chambre.

Nous voilà plongés en 1897, en plein de cœur de Londres. Nous y suivons trois femmes qui refusent la vie qu’on leur a tracé. Pansy est alors domestique chez les Blythe. Elle déteste sa condition et rêve d’autre chose, sans trop savoir quoi. Rowena, quant à elle, est la fille de la maison. Elle décide de tout plaquer pour un peintre et s’enfuit alors avec lui, jusqu’au jour où celui-ci la laisse lâchement tomber. Et puis il y a Olive. Olive, c’est vraiment mon personnage préféré. Féministe avant l’heure, elle est intelligente, drôle et elle utilise sa fortune pour aider les autres plutôt que pour briller en société.

En revanche, j’ai eu plus de mal à m’attacher à Rowena. Elle devrait pourtant être le cœur du roman, et c’est elle que j’ai le moins aimée. Car son histoire met du temps à se mettre en place. En outre, elle manque de discernement et sa naïveté en devient agaçante. Malheurement, c’est sa chute qui va la rendre attachante. Pendant ce temps, Olive et Pansy, quant à elles, captent toute l’attention sans effort.

Tracy Rees est une autrice de qualité. Elle arrive effectivement à nous faire plonger dans l’Angleterre victorienne. Les thèmes sur la condition des femmes, différences de classes et sur le courage de briser les conventions sont abordés avec beaucoup de réalisme. On pourrait cependant reprocher au roman que tout se résout trop facilement, que l’argent tombe du ciel un peu trop souvent.

Les lilas de Garrowgate Hall est donc une lecture agréable, qui ne m’a pas totalement conquise. Mais je la recommande aux amateurs de romans historiques anglais.

Note : 3.5 sur 5.

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