Résumé
En apparence, Diane forme un couple parfait avec Hervé, son mari : une jolie maison, une fille qui a pris son envol, un groupe d’amis fidèles et elle possède sa propre boutique de décoration qui ne désemplit pas. Pourtant, une petite boule s’est logée dans sa gorge et ne cesse de croître. À bientôt quarante-huit ans, entre un quotidien sans saveur et la désagréable impression de devenir invisible, aux yeux de son époux et de l’univers en général, elle n’est plus heureuse.
En reprenant les rênes de son existence, elle ne s’attendait pas à faire de nouvelles connaissances qui vont venir chambouler son équilibre et lui montrer qu’elle a encore beaucoup à apporter. Rue des Tisserands, où se niche sa boutique, Diane va construire son cocon idéal : un monde dans lequel on se laisserait guider par notre cœur plutôt que par des machines.
Mon ressenti
Diane a 48 ans, une boutique de déco, une fille qui vient de quitter le nid et un mari qui n’a pas quitté le canapé depuis des années. Négligence relationnelle, comme elle dit. Alors un jour, elle décide que c’est terminé. Elle doit reprendre sa vie en main.
Ce qui m’a plu d’emblée, c’est que Charlotte Léman ne fait pas de Diane une victime. Elle la fait notamment agir en se reconstruisant et en créant du lien autour d’elle. Ainsi, elle crée un « mur du cœur » dans sa boutiquequi lui permet de créer de nouvelles amitiés avec ses clients. Elle décide de penser à elle avant de penser aux autres. Ca semble égoïste, mais quand toute sa vie a tourné autour des autres, c’est peut-être un juste retour des choses. J’ai apprécié suivre la vie et les questionnements d’une personne de 48 ans. On sent que l’autrice a écrit pour cette tranche d’âge. Et forcément, alors que j’approche des 45 ans, je me suis retrouvée dans ce personnage.
L’humour est omniprésent et très bien dosé. J’ai franchement ri à plusieurs reprises. Et derrière le rire, l »autrice aborde des thèmes réalistes sur le couple qui s’use. Mais aussi sur le regard des autres quand on ose tout changer, et sur cette culpabilité d’oser penser à soi avant de penser aux autres.
Cependant, ce n’est pas un roman surprenant. L’intrigue est prévisible et les personnages secondaires sont parfois un peu trop lisses. Mais c’est une lecture qui fait du bien, et c’est bien là l’essentiel.

