Résumé
Pour fuir l’ombre d’un père tristement célèbre, Jane a changé d’identité. Aujourd’hui, elle s’appelle Jenny, elle est vétérinaire et vit avec son mari Mark et leurs deux enfants dans un paisible village du Devon.
Un matin, elle reprend connaissance allongée sur le sol de sa cuisine, les ongles couverts de terre. Et aucun souvenir de ce qui a bien pu se passer… Un peu plus tard, elle apprend qu’une jeune femme a disparu la veille au soir.
Jenny connaissait cette femme. Elle avait même de bonnes raisons de lui en vouloir… Les gènes meurtriers de son père se seraient-ils réveillés ?
Mon ressenti
Le meurtre est-il une affaire de famille ? C’est la question qui hante Jenny depuis toujours. Fille d’un tueur en série condamné à perpétuité, elle a tout fait pour l’enterrer. Changer de nom, changer de vie, s’installer dans un village du Devon où personne ne la connaît. Jusqu’au matin où elle se réveille sans souvenir de la nuit précédente, et apprend qu’une femme a disparu. Un femme qu’elle détestait puisqu’elle était la maîtresse de son mari.
Ce qui rend ce thriller efficace, c’est la question qu’on se pose dès le début et qui nous poursuit tout le long du roman. Est-ce que Jenny est coupable ? Son père psychopathe a-t-il pu lui transmettre des gênes de tueur. Le somnambulisme, les trous de mémoire, son passé, tout la désigne coupable. Et nous, lecteurs, doutons. Nous doutons d’elle, mais elle aussi doute d’elle-même. Aurait-elle pu commettre l’irréparable ? L’atmosphère de paranoïa s’installe très vite, les soupçons se dispersent dans toutes les directions, et j’ai vraiment écouté cette lecture audio à une vitesse phénoménale.
La structure chorale fonctionne bien. Trois voix se répondent (Jenny, son mari Marc et un inconnu) et entretiennent une tension permanente. Seul petit bémol : la fin arrive un peu trop vite, expédiée. C’est dommage car ça gâche un peu la révélation finale.
Hormis ce petit détail, j’ai adoré et je n’attends qu’une chose : lire les autres opus de la série. Il me tarde de les découvrir.

