La berceuse des sorcières _ Hester Fox

Résumé

Deuxième moitié du XIXe siècle. Margaret Harlowe est une jeune femme issue d’une famille aisée de Nouvelle-Angleterre, mais elle ne correspond pas tout à fait à ce qu’on attend d’elle à l’époque. Elle devient de plus en plus étrange et de plus en plus belle, alors qu’elle cultive un étrange pouvoir. Bientôt, on chuchote autour d’elle et le nom de « sorcière » émerge.
Cent cinquante ans plus tard, Augusta Podos prend un emploi de rêve à Harlowe House, la maison familiale de Margaret.
Mais alors qu’elle cherche des informations sur cette jeuune femme, quelque chose de sinistre jaillit de son sommeil, une puissance obscure qui lie une femme à l’autre à travers les lignes de sang et de temps. Si Augusta ne peut résister à son charme, tout ce qu’elle sait et aime, y compris sa vie même, pourrait être perdu à jamais.

Mon ressenti

Augusta est guide touristique à l’ancienne prison de la ville de Salem. Avec une licence d’histoire de l’arts, elle ne s’épanouit pas dans ce travail. En parcourant les site de recherche d’emploi, une annonce retient son attention. Harlowe House, maison historique d’une riche famille qui a été transformée en un petit musée, recherche un gestionnaire de collections pour seconder la conservatrice. Un job de rêve pour Augusta. Mais une fois embauchée, alors qu’elle fait des recherches sur la famille qui y a vécu, Augusta a des visions du passé. Des visions d’une jeune femme, Margaret. Celles-ci deviennent de plus en plus puissantes jusqu’à ce qu’Augusta comprenne qui était réellement Margaret.

Lorsque j’ai reçu ce livre des Editions Faubourg Marigny dans le cadre de mon partenariat en tant que Flamboyantes, j’ai pris un peu peur car les histoires de sorcières ne sont pas forcément celles qui m’intéressent, sauf si c’est pour creuser l’histoire des guérisseuses. Mais dans ce roman, nous avons affaire à une vraie sorcière avec des pouvoirs mystiques. Il s’agit donc d’un livre fantastique sur fond historique. Mon appréhension a été rapidement balayée et j’ai été happée par cette histoire dès les premières pages.

Ce roman est un récit à double temporalité. Nous suivons Margaret, jeune femme qui est dotée de pouvoirs mystiques. Les gens ne tardent pas à la considérer comme une sorcière. Les procès des sorcières de Salem sont loin derrière. Il ne s’agit donc pas de la faire brûler sur un bûcher. Mais les traitements ne sont guère mieux. Exclue de la société, mise en marge, Margaret se retrouve rejetée de tous, même de sa famille. Et alors qu’elle aime secrètement un homme, lui aussi la laisse tomber. En parallèle nous nous intéressons également à Augusta qui va être prise de visions de plus en plus puissantes. Malgré la présence de fantastique, j’ai vraiment beaucoup aimé ce roman.

La plume de l’autrice est vive et rythmée. Je ne me suis pas ennuyée une seule fois, et j’ai lu ce roman en une journée. Le personnage de Margaret ne peut nous laisser indifférent. Sa marginalisation nous semble si injuste car même si celle-ci détient d’étranges pouvoirs, elle ne les utilise que pour aider son prochain. Le personnage d’Augusta, en revanche, m’a moins convaincue. Je la trouvais un peu trop mollassonne et parfois j’avais vraiment envie de lui secouer les puces. Un autre de mes regrets est que j’ai le sentiment que le roman aurait pu être plus étoffé. J’ai parfois trouvé que l’autrice passait un peu trop vite sur certains événements. Cependant, c’est un léger détail, car ça n’a finalement pas dérangé ma lecture.

C’est donc une belle surprise ! Je ne m’attendais pas forcément à apprécier un roman qui tourne autour du fantastique. Mais, à petite dose, ça ne me dérange pas tant que ça. Je dois d’ailleurs dire que ce roman m’a fait penser à un autre que j’avais adoré : Vladimir, mon amour.

Note : 4 sur 5.

Mes challenges

Cette lecture m’a permis de valider la catégorie 5 du challenge annuel. Auteur dont le nom et prénom sont plus courts que le titre.

Elle m’a également permis de valider la catégorie du challenge hivernal. Livre publié entre décembre et mars.

1 commentaire

  1. Je ne connais pas du tout et, les sorcières, ce n’est pas ma tasse de thé. J’aurais fait la même réflexion que toi, mais là, avec ce que tu en dis, je pense que ce livre pourrait me plaire.

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