L’amour est un thé qui infuse lentement

Résumé

Depuis son tragique accident alors qu’il n’a que 6 ans, Chao sait qu’il est différent. L’acupuncture, mais aussi un livre d’images sur la France, l’aident à chercher ailleurs que dans ses blessures ce qu’il va devenir.

À 21 ans, tandis qu’il participe à l’éclosion d’un empire familial dans une Chine en pleine ébullition, Chao choisit Paris. Il sait qu’à la pointe du Vert Galant, face à l’eau docile ou impétueuse, quelqu’un l’attend.

Inès avance dans sa vie avec douleur et détermination. Elle est française, mariée, mère de deux enfants. Tout les éloigne l’un de l’autre.

Mais ni Chao, ni Inès ne résistera à l’énergie lumineuse, née de leur rencontre dans un café parisien. Cela se nomme yuan fen, rencontre prédestinée voulue par le ciel.

Mon ressenti

L’amour est un thé qui infuse lentement est le premier roman de Christine Cayol, philosophe qui a élu domicile à Pékin depuis 2004. Dans ce roman empli de douceur, nous suivons la vie de Chao, chinois, qui est venu s’installer en France. Défiguré suite à un accident domestiques, ses chances de trouver l’amour et une épouse, en Chine, sont faibles. Lorsqu’il quitte la Chine, cependant, son acte est considéré comme une trahison envers son pays et sa famille. Le poids des traditions pèse lourd.

Le roman est partagé en trois parties. Dans une première partie, Chao fait un premier voyage en France. Il y reste deux ans. Il y donne des cours de mandarins et vit ses premières amours. Au bout de deux ans, les traditions ancestrales le poussent à rentrer au pays. Son oncle Shushu lui fait bien comprendre que passer plus de deux ans hors de Chine est intolérable. Dans une deuxième partie, Chao est revenu en Chine et nous emmène avec lui dans le passé de sa famille. Enfin, il décide de revenir en France pour s’y installer pour de bons. Il y fera alors la connaissance d’Inès avec qui il vivra une passion intense et un amour fort. Cette rencontre, Chao la décrit comme le Yuan Fen, la rencontre prédestinée.

J’ai beaucoup apprécié ce roman. Et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord car la plume de l’auteur est empreinte de douceur, de tendresse, de sérénité et de poésie. Tout comme le thé infuse lentement, l’écriture elle aussi prend son temps pour infuser. Ainsi le lecteur peut en sentir tous les arômes. J’ai aimé découvrir la vie chinoise, leurs croyances, leur spiritualité. En arrivant en France, Chao subit de plein fouet le choc des cultures et pourtant il aime la liberté qu’il trouve à Paris et cette capacité à exprimer ses émotions à voix haute tandis que les chinois resteront discrets et effacés face à leurs sentiments.

C’est un très beau moment de lecture. L’autrice prend son temps pour mettre en place l’intrigue, mais ici ce n’est absolument pas problématique. Il faut lui laisser le temps d’infuser pour qu’elle dévoile tous ses secrets.

Note : 4 sur 5.

Un grand merci aux éditions Hervé Chopin et à 20 minutes pour cette lecture.

Mes challenges

Grâce à cette lecture j’ai pu valider la catégorie du challenge annuel. Personnage principal qui boit du thé.

J’ai également pu valider la catégorie du challenge saisonnier. Livre édité entre septembre et décembre.

Enfin, j’ai validé la catégorie du challenge mensuel. Autrice née avant 1970.

1 commentaire

  1. Je ne connais pas du tout, mais tu me tentes…

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