Ainsi gèlent les bulles de savon

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Résumé

« Certains choix nous définissent à tout jamais, celui-ci en fait partie. À partir d’aujourd’hui, je peux bien écrire la neuvième symphonie, sauver le monde d’une troisième guerre mondiale ou inventer le vaccin contre le sida, on ne retiendra de moi que cet acte innommable. Puisses-tu un jour me pardonner. »

De Paris aux volcans ensoleillés d’Indonésie en passant par un petit campus américain à la frontière canadienne, de vibrants portraits de femmes aux destins entrecroisés se dessinent.

Quel secret les unit ? Quelle est leur véritable histoire ?

Résumé

Océane est fascinée par les bulles de savon. Elle vit seule avec son père, aux Etats Unis. Sa mère l’a abandonnée alors qu’elle n’était qu’un nourrisson. Son père, professeur de littérature, ne voit pas d’un bon oeil que sa fille s’intéresse à l’écriture, lui qui n’a jamais réussi à se faire publier. Il essaie de l’en dissuader, en lui assenant que ses écrits sont médiocres. Mais ce rejet est-il vraiment justifié ? En parallèle, nous suivons également l’histoire d’Eva, romancière à succès. Hautaine et froide, au premier abord, Eva est déplaisante et antipathique. Enfin, il y a Claire. Elle est aux anges, elle vient d’apprendre qu’elle est enceinte. Mais sa maternité ne sera pas aussi paradisiaque qu’elle l’imagine.

On voudrait qu’une naissance, l’arrivée d’un bébé dans le monde, soit un moment doux et merveilleux. À grands coups de phrases toutes faites et d’images d’Épinal, on explique que l’amour maternel est immédiat et absolu, que ce sentiment est si fort qu’une mère aurait naturellement envie de s’effacer devant son enfant. On voudrait que ses rêves, ses ambitions, ses aspirations, son bien-être physique et moral soient relégués de bonne grâce au second plan. Autant de sacrifices qu’on ne demandera bien sûr jamais à un père. L’arrivée d’un bébé dans le monde est quelque chose d’extraordinaire, c’est vrai. Cela peut aussi être un événement d’une violence inouïe, une violence dont presque personne ou presque ne parle et face à laquelle je me suis retrouvée seule et désemparée.

Ainsi gèlent les bulles de savon, Marie Vareille

Les différents récits de ces trois femmes sont entrecoupés par des extraits d’un roman dans lequel nous faisons connaissance avec une femme qui a abandonné son bébé. Elle est partie loin, en Indonésie, et fait un voyage introspectif au cours duquel elle réalise l’erreur qu’elle a commise. Nous comprenons dès le début qu’il s’agit du récit d’un des trois personnages avec lesquels nous naviguons tout le long de ce roman. Mais de qui s’agit-il ?

Il continue à vivre sa passion et à s’épanouir dans son travail. Je trouve cette situation horriblement injuste. Un père a le droit de choisir quel père il veut être. Celui qui travaille dur pour gagner de l’argent ou le papa poule qui reste à la maison, voire, celui qui ne fait ni l’un ni l’autre, se contentant de ne servir à rien depuis le canapé du salon. Il a cette liberté immense de choisir son degré d’implication dans l’éducation de ses enfants. On peut être considéré comme un père correct en se contentant de jouer une heure ou deux avec ses enfants le week-end, sans avoir la moindre idée de la date du prochain vaccin ou de la fête de l’école. Les mères, elles, ne bénéficient pas de ce droit-là.

Ainsi gèlent les bulles de savon, Marie Vareille

Dans ainsi gèlent les bulles de savon, Marie Vareille aborde un sujet encore trop tabou de nos jours, la difficulté à être mère. La dépression post-partum et la culpabilité qui peut assaillir une jeune maman lorsqu’elle est épuisée et au bord du gouffre. Car c’est une réalité et bon nombre d’entre nous sont passées par là. C’est un sujet qui ne m’a pas laissée insensible et qui, je dois bien l’avouer, m’a tiré quelques larmes, me rappelant ma propre expérience de maman. Car si chez certaines c’est inné, pour d’autres c’est tout un apprentissage.

Personne ne prépare vraiment les futures mamans à ce qui les attend. D’autant plus que la société a encore des progrès à faire, en idéalisant la maternité. Le congé maternité existe car c’est épuisant et rester à la maison pendant que monsieur travaille ne signifie pas que madame dort toute la journée. Les pleurs, les nuits blanches, la vie de couple mise de côté entraînent doutes et culpabilité. Des sentiments qu’une nouvelle mère ne devrait pas ressentir. Bah oui, quoi, elle a pourtant tout pour être heureuse.

Marie Vareille a un talent indéniable. Elle aborde les problèmes de la maternité avec énormément de justesse. La preuve en est qu’en tant que femme et maman on ne peut se sentir insensible face aux émotions qui assaillent nos trois protagonistes.

Note : 4 sur 5.

Mes challenges

Cette lecture m’a permis de valider la catégorie du challenge mensuel. Livre avec une mention éco-responsable.

Elle m’a également permis de valider la catégorie du challenge annuel. Titre avec un seul commentaire sur le groupe La tête dans les livres.

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2 commentaires
  1. PHILIPPE D dit

    Je ne lis pas ton résumé car je crois que je vais le lire bientôt, mais 8/10, ce n’est pas mal.

  2. PHILIPPE D dit

    Je l’ai lu pour ton challenge (3/10 donc) !
    Tu as mis la note de 8. C’est à peu près la même chose pour moi. J’ai vraiment accroché assez tard dans le récit.

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