Un meurtre est-il facile ? _ Agatha Christie

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Résumé

Était-elle attendrissante cette vieille dame qui confiait à Luke Fitzwilliam qu’elle se rendait au Yard pour dénoncer un individu coupable d’une série de meurtres! Elle lui rappelait sa tante Mildred. Pour sûr, elle déraillait un peu… Luke l’aurait d’ailleurs oubliée si elle ne s’était pas fait écraser un peu trop à propos par une voiture, juste avant d’avoir pu parler à la police. Eh oui! la vieille dame avait raison : un meurtre est si facile – et même plusieurs – pour peu qu’une vie jusque-là irréprochable vous mette à l’abri de tout soupçon et qu’à un brin d’intelligence vous joigniez une chance exceptionnelle… Mais, tôt ou tard, il y a une faille qui stimule l’intuition d’une vieille dame, réveille le flair d’un policier et chatouille l’imagination du lecteur.

Mon ressenti

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas replongée dans un Agatha Christie. Je m’étais promis d’en lire plus souvent, mais j’ai tellement de livres qui m’attendant sagement sur l’étagère de ma bibliothèque !

Un meurtre est-il facile ?

Dans Un meurtre est-il facile, nous faisons la connaissance d’un ancien policier, Luke Fitzwilliam. Alors qu’il prend le train pour se rendre à Londres et espère y trouver silence et sérénité, il se retrouve avec une vieille dame, Miss Pinkerton, qui se met à lui expliquer les raisons de son voyage. Cette dernière se rend à Scotland Yard. En effet, la vieille dame est persuadée qu’un meurtrier rode dans son village nommé Wychwood. Elle termine son trajet en annonçant qu’il est si facile de commettre un meurtre. Luke pense que Miss Pinkerton n’a plus toute sa tête et ne prend pas au sérieux ses élucubrations.

Cependant, lorsque quelques jours plus tard il apprend qu’elle a été renversée par une voiture en se rendant à Scotland Yard, il finit par comprendre qu’elle avait raison. Il se rend alors à Wychwood où il se fait passer pour le cousin de Bridget, sur le point d’épouser Lord Whitfield. Il fait croire aux habitants qu’il écrit et fait des recherches sur la sorcellerie et les surperstitions locales. Nous nous promenons aux côtés de Luke, faisons la découverte des habitants de ce village où les langues ont du mal à se délier. Rapidement, les doutes se portent sur un homme sombre, étrange, dont les rituels au sommet d’une colline n’inspirent pas confiance.

Des personnages hauts en couleur

Mais évidemment, nous pouvons compter sur Agatha Christie pour nous mener en bateau. Cela dit, on ne se fait pas facilement avoir car l’homme semble tellement être le coupable idéal qu’on se doute qu’il y anguille sous roche. J’ai vraiment compris qui était le coupable quelques chapitres avant la fin. Côté personnage, j’ai adoré le portrait qu’a fait Agatha Christie de Lord Whitfield. Pompeux, orgueilleux, dont le sujet favori de discussion est lui-même. Un peu bêta aussi, lui qui croit en une sorte de justice divine. En effet, tous ceux qui ont trépassé lui avaient fait du tort. Il se croit alors intouchable et protégé par Dieu lui-même.

Agatha Christie fait des clins d’oeil à son homologue britannique, Conan Doyle, en faisant référence à « un célèbre détective privé, habitant Baker Street, fumant la pipe et jouant du violon ». Ou encore avec une réplique telle que « Evidemment, mon cher Watson ». D’ailleurs, j’ai également remarqué que notre cher Luke tombe amoureux aussi vite que le Docteur Watson dans Le signe des 4. C’est assez drôle de voir ce côté très romantique chez les auteurs britanniques du début du XXè siècle, où l’on tombe amoureux au premier regard.

C’est encore une belle lecture. Je ne dirais pas que c’est mon préféré mais j‘ai passé un agréable moment au coeur de la campagne anglaise.

Note : 4 sur 5.

Mes challenges

Cette lecture m’a permis de valider la catégorie du challenge mensuel. Quatrième avec un mot de la famille de chance.

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