La maison aux miroirs _ Cristina Caboni

Résumé

La maison aux miroirs, somptueuse villa de Positano, est le seul endroit où Milena se sent chez elle. Elle y a grandi avec son grand-père Michele et en connaît tous les recoins. Mais un jour, sa visite est troublée par une étrange découverte : un squelette retrouvé par des ouvriers dans le jardin de la propriété. Michele, malade, semble particulièrement bouleversé. Au gré de ses délires surgit un nom: Eva, sa femme, disparue des années plus tôt, abandonnant mari et enfant. Milena va tenter de percer le mystère et plonger dans le temps et dans l’histoire, celle de l’âge d’or du cinéma italien, pour comprendre son passé et embrasser le présent…

Mon ressenti

Lorsqu’un squelette est retrouvé dans le jardin de son grand-père, Milena va partir en quête de son passé et surtout de celui de sa grand-mère, Eva, disparue plusieurs dizaines plus tôt. Celle-ci aurait quitté le domicile conjugual de son propre chef. Mais le lecteur comprend vite que les choses sont bien plus compliquées qu’elles ne le semblent. Le récit alterne entre le temps présent et les années 50, lorsque l’Italie était le pays du cinéma avant qu’Hollywood ne la détrône.

La maison aux miroirs est un roman agréable à lire, dans lequel le lecteur se retrouve plongé au coeur de secrets de famille profondément enfouis. Pourquoi Eva aurait-elle abandonné mari et enfants alors qu’ils s’aimaient profondément ? Evidemment, la première question qu’on se pose surtout c’est de savoir si le cadavre ne serait pas celui de sa grand-mère. Le grand-père de Milena, si prévenant, aurait-il été un autre homme auparavant ? Mais ce dernier souffre d’Alzheimer et perd la notion du temps. Il finit même par confondre Milena avec Eva.

La quête de Milena va la mener jusqu’à la révolution bolchévique, l’exil des russes vers les Etats Unis et le maccarthysme, période surnommée La chasse aux sorcières, aux Etats Unis. Le maccarthysme trouve ses origines dans l’anticommunisme qui s’est développé durant la guerre froide. Pendant deux ans, une commission a traqué d’eventuels agents, militants ou sympathisants communistes.

Même si j’ai globalement bien aimé cette histoire, quelques éléments m’ont dérangée. Tout d’abord, la différence de longueurs entre les chapitres. L’autrice alterne les chapitres très courts avec des chapitres très longs, d’une cinquantaine de pages. Ensuite, certains éléments m’ont semblé surréalistes. Notamment la rencontre de Milena avec un jeune homme, Gabriel. Ces deux derniers démarrent une idylle à peine rencontrés et la suite de leur histoire va vraiment être tirée par les cheveux. Enfin, le secret de famille lui-même est bien tarabiscoté et manque de réalisme.

Une lecture agréable, mais sans plus. A lire dans le train ou sur la plage. J’ai un autre roman de cette autrice mais je vais attendre un peu avant de le lire. Cela dit je suis curieuse de savoir si mon ressenti sera le même.

Note : 3.5 sur 5.

Aimez-vous les romans basés sur des secrets de famille ? Lesquels me conseilleriez-vous ?

Livre lu et reçu dans le cadre du grand prix des lecteurs Pocket.

Mes challenges

Cette lecture m’a permis de valider la catégorie 4 du challenge mensuel. Titre avec les lettres MAI.

1 commentaire

  1. Je ne connais pas du tout ni le titre ni l’auteure, mais ce roman ne me semble pas indispensable !
    Les secrets de famille, oui, ça peut me plaire, à condition qu’il y ait de l’action ou, à défaut, des sentiments !

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