Jolene et Michael Zarkades sont mariés depuis douze ans. Comme beaucoup de couples, ils doivent affronter la réalité du quotidien – gérer leurs enfants, leurs carrières et leur vie domestique. Alors que leur mariage est en train de s’effondrer, Jolene, pilote dans l’armée de l’air, apprend qu’elle va être déployée en Irak. Les adieux sont déchirants, mais en tant que militaire, Jolene connaît son devoir. Dès son arrivée, elle comprend ce que signifie être dans un pays en guerre perpétuelle. Malgré la souffrance, elle ne dit rien des heures de vol, des bombes et des feux ennemis dans les lettres qu’elle envoie aux siens. Elle essaie de les préserver de la dure réalité du front, mais quand elle est gravement blessée et rapatriée aux États-Unis, la guerre fait irruption dans leur vie.

Jolene est pilote d’hélicoptère dans l’armée américaine, mère de deux filles, et épouse d’un mari dont le couple bat de l’aile. Quand elle reçoit l’ordre de partir en Irak, tout s’emballe. Si Jolène refuse de partir, elle sera jugée par la Cour Martiale et ira en prison. Elle est donc obligée d’y aller, la mort dans l’âme. Michael doit alors rester seul avec les filles, lui qui ne sait pas faire cuire des pâtes et qui s’est toujours reposé sur Jolène pour gérer la vie familiale.

Kristin Hannah alterne les deux points de vue de Jolène et Michael avec une précision chirurgicale. D’un côté, le front : la violence des combats, la camaraderie entre soldats, la peur qui s’installe. De l’autre, l’arrière avec Michael qui apprend à être un père, seul, les filles qui grandissent sans leur mère et le quotidien qui continue malgré l’absence. Les deux récits se répondent et se complètent parfaitement.

Le plus touchant, c’est la deuxième partie avec le retour de Jolene, blessée. Kristin Hannah traite le syndrome de stress post-traumatique avec une justesse rare. Jolene revient, mais Jolene a changé. Et ceux qui l’attendaient ne savent plus comment l’approcher. C’est douloureux, c’est réaliste, et certains passages sont très difficiles à lire, autant vous prévenir. L’autrice aborde avec beaucoup de réalisme la réaction des filles, face à leur mère qui part à la guerre.

Ce roman m’a permis de mieux comprendre le patriotisme américain. Cet aspect est très présent et peut agacer par moments. Mais ça n’enlève rien à la puissance du roman.

Au-delà de la guerre est une très belle lecture, que j’ai littéralement dévorée. Je ne l’oublierai pas.

Note : 5 sur 5.

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