Résumé
Londres, 2015. Eve, experte en art, suit la piste d’une petite pieuvre blanche ornant un objet ancien que lui a offert un mystérieux vieil homme aux cheveux argentés. Elle se retrouve devant ce qui fut jadis un hôtel Belle Époque fastueux, aujourd’hui en ruines, au cœur des Alpes suisses. En poussant la porte d’une chambre, Eve se retrouve transportée dans les années 1930, cliente de l’hôtel quelques semaines seulement avant sa fermeture soudaine. Elle va y rencontrer un jeune homme. Chacun d’eux a traversé des épreuves – Eve suite à un accident familial et Max sur les champs de bataille de la Grande Guerre – mais, l’espace d’un instant, l’amour et la guérison sont à portée de main… s’ils osent franchir le seuil.
Mon ressenti
Eve est experte en art, le jour. La nuit, elle porte une culpabilité dont elle ne parle à personne. Un soir, Max, un vieil homme qui porte le même que son compositeur préféré mort 116 ans plus tôt, lui remet une petite pieuvre blanche. Cet objet va la mener jusqu’au White Octopus Hotel, un palace délabré niché dans les Alpes suisses, quelque part entre 1935 et aujourd’hui.
Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus car ce roman ne se résume pas, il se vit. Ce que je peux dire, c’est que dès la porte de l’hôtel est franchie, le temps s »arrête. Eve se retrouve en 1935, dans un hôtel presque vivant, gigantesque, magique, et chaque couloir cache un nouveau mystère. Il y a des pieuvres, des lapins, une horloge, une histoire d’amour qu’on ne voit absolument pas venir et une fin surprenante. D’ailleurs, seul bémol, je ne suis pas certaine d’avoir bien compris cette fin étrange.
J’ai adoré l’atmosphère qu’Alexandra Bell a réussi à construire. Elle nous propose un univers où la magie est dosée avec précision, jamais trop, jamais trop peu. Ce roman fait penser au Grand Budapest Hotel de Wes Anderson et à ces palaces hors du temps. Les descriptions sont tellement précises qu’on finit par s’y installer vraiment, aux côtés d’Eve et de Max. Et derrière le fantastique, le roman aborde des thèmes très forts tels que la culpabilité, les secondes chances, l’amour d’une vie.
Ce roman est mélancolique, troublant, vertigineux. Et absolument inoubliable. J’ai vraiment adoré cette lecture même si la fin m’a laissée pantoise.

