Baby Jane à Broadway _ Ahava Soraruff

Résumé

En 1988, Andrew Lloyd Webber triomphe à Broadway avec Le Fantôme de l’Opéra, tandis que Tess, ex-danseuse souffrant d’agoraphobie depuis qu’elle a réchappé à un incendie meurtrier, vit recluse dans un quartier de Brooklyn. Chaque pas hors de chez elle est devenu un effort, mais la passion de la danse est toujours là, brûlante. C’est elle qui pousse Tess à franchir, un vendredi matin, les portes du théâtre du Wonderful où se tiennent les auditions pour un spectacle d’un genre nouveau : le cabaret burlesque. Là, sur la scène du Wonderful, Tess deviendra Baby Jane. Une Baby Jane audacieuse, vibrante et libre.

Mon ressenti

1988. Tess est agoraphobique à la suite d’un incendie dans lequel elle s’est retrouvée coincée. Elle s’efforce cependant de sortir chaque jour et compte les pas. Elle ne déroge pas à ses habitudes quotidiennes et un seul accroc dans son parcours peut la faire paniquer. Mais lorsqu’elle voit une petite annonce pour devenir danseuse dans un cabaret, ses rêves de jeune fille prennent le dessus. Tess va alors faire ce qu’elle s’imaginait incapable jusqu’alors. Elle va sortir de sa routine, se diriger vers le théâtre du Wonderful et, non sans mal, se faire recruter pour devenir danseuse burlesque à Broadway. Tess devient alors Baby Jane.

Bien que ce roman ait été en lice pour participer au prix du Livre romantique, ce n’est pas la romance qui a la part belle dans cette histoire. Tess, dont sa fille Charlotte ne connait rien de son passé, se confie à elle en trouvant une boîte à musique et lui révèle l’identité de son père. Mais l’histoire captivante réside dans la transformation de Tess, sa quête de liberté et son évolution. La romance qui en découle est agréable, mais ce n’est pas l’aspect le plus marquant. Cette histoire n’est pas prévisible dès le début, ce qui la rend vraiment appréciable.

Le personnage de Tess, au tout début du livre, est antipathique au possible. Charlotte, sa fille, s’est toujours sentie de trop, sa mère ne souriant jamais, se plaignant toujours de ses choix. Tess est alors décrite comme froide et distante. Et surtout, jusqu’à alors, elle a toujours refusé de parler à Charlotte de son père. Mais en découvrant l’histoire de Tess et son passé, le lecteur change peu à peu d’avis la concernant. Nous découvrons une Tess qui manque cruellement de confiance en elle, perturbée psychologiquement par son agoraphobie. L’évolution qui s’opère en elle en entrant dans ce cabaret burlesque est incroyable. Et c’est vraiment cette évolution qui fait du personnage de Tess un personnage fort et combattif.

Enfin, la plongée dans le Manhattan des années 1980 et surtout de Broadway mené tambour battant par Andrew Lloyd Weber et sa comédie musicale Cats est subjuguant. Les paillettes, les danseuses, la musique, les cabarets, le french-cancan et la sensualité qui en découle viennent apporter une touche de réalisme à cette histoire. L’ambiance est parfaitement décrite et surtout, sans jamais rendre le burlesque vulgaire. C’est vraiment un univers qui m’a emportée.

Chapeau bas à Ahava Soraruff pour ce roman plein d’émotions, qui a su construire des personnages forts et hauts en couleur. C’est un coup de cœur.

Note : 5 sur 5.

Mes challenges

Cette lecture m’a permis de valider la catégorie du challenge mensuel. Titre en lien avec la musique.

Elle m’a également permis de valider la catégorie du challenge saisonnier. Quatrième qui contient un jour de la semaine.

1 commentaire

  1. Alors là, je ne connais pas du tout. Je n’ai jamais vu ce livre passer, mais 10/10, ça vaut la peine de s’y arrêter…

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