L’insomnie _ Tahar Ben Jelloun

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l'insomnie tahar ben jelloun

Résumé

Souffrant d’insomnie, un scénariste de Tanger découvre que pour enfin bien dormir, il lui faut tuer quelqu’un. Sa mère sera sa première victime. Hélas, avec le temps, l’effet s’estompe…Il doit récidiver. Le scénariste se transforme en dormeur à gages. Incognito, il commet des crimes qu’il rêve aussi parfaits qu’au cinéma.Plus sa victime est importante, et plus il dort. Et c’est l’escalade.

Parviendra t-il à vaincre définitivement l’insomnie ? Rien n’est moins sûr. Une erreur de scénario, et tout peut basculer.

Mon ressenti

Et si pour vaincre l’insomnie, il fallait tuer quelqu’un ? Vous imaginez un peu la situation ? C’est ce qui arrive à notre homme dans ce roman de Tahar Ben Jelloun. Scénariste marocain, notre héros n’a trouvé qu’un seul moyen pour retrouver le sommeil. Il tue des gens. C’est ennuyant tout de même car il ne peut “quand même pas se tranformer en tueur en série pour se débarasser de son problème.” Alors il décide de hâter la mort plutôt que de les tuer. Il va aider des personnes en fin de vie à passer l’arme à gauche. Plus la personne a de l’importance (en politique, en richesse …) plus notre héros gagne des PCS (points crédits sommeil). Mais bien évidemment, il fait tout cela à l’insu de tout le monde car se pose alors la question de l’euthanasie. Car la culture marocaine et la religion rejettent totalement cet acte.

Le ton est donné dès le début du roman. Ce livre sera empreint d’humour noir. Je dois bien reconnaître que j’ai rigolé à de nombreuses reprises en lisant ce roman fort original. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en commençant un roman de Tahar Ben Jelloun que je ne connaissais alors que de nom. Et ce fut une très agréable surprise. C’est un texte finalement assez léger. Ne pouvoir s’endormir qu’en tuant n’est pas monnaie courante tout de même ! Et malgré un ton plutôt léger, l’auteur aborde plusieurs sujets sensibles. L’euthanasie et la fin de vie des personnes souffrantes qui d’ailleurs débat en ce moment en France. Il fait également une critique de la société marocaine, la religion, la corruption et la politique.

C’est un roman très court qui se lit tout seul. Je suis vraiment ravie d’avoir découvert cet auteur dont je relirai d’autres ouvrages à l’avenir.

Note : 4.5 sur 5.

Mes challenges

Cette lecture m’a permis de valider la catégorie 25 du challenge annuel. Titre avec seulement un Groupe Nominal.

Elle m’a également permis de valider la catégorie du challenge mensuel. Auteur d’origine arabe.

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1 commentaire
  1. PHILIPPE D dit

    Les grands esprits se rencontrent. Je viens de lire un roman de cet auteur que je ne connaissais que de nom.
    Un sujet très spécial pour celui-ci ! Je ne suis pas trop attiré…

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