Comme un roman _ Daniel Pennac

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Résumé

Comme un roman

Les droits imprescriptibles du lecteur

1. Le droit de ne pas lire.

2. Le droit de sauter des pages.

3. Le droit de ne pas finir un livre.

4. Le droit de relire.

5. Le droit de lire n’importe quoi.

6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).

7. Le droit de lire n’importe où.

8. Le droit de grappiller.

9. Le droit de lire à haute voix.

10. Le droit de nous taire.

Mon ressenti

Comme un roman est un essai sur la lecture et le lecteur. Sur l’action de lire et le statut du lecteur. L’essai est partagé en 4 parties. L’auteur nous amène à réfléchir à notre statut de lecteur, à comprendre pourquoi certains n’aiment pas lire, pourquoi on veut forcer nos enfants à aimer lire.

La lecture chez l’enfant

Dans un premier temps, l’auteur met en avant, que chez le tout petit, la lecture est un plaisir. Il attend son histoire du soir avec impatience, réclamant la même sans se lasser. C’est un moment privilégié qu’il a avec la personne qui lui lit. Parfois, il connait le texte par coeur et gare à vous si vous osez vous tromper sur un mot, ou si vous ne l’avez pas lu sur le même ton que d’habitude. L’enfant, en tant que lecteur passif, apprend des tournures de phrase, du vocabulaire, c’est sa première approche de la lecture.

Mais rapidement arrive le CP et l’apprentissage. Au début, c’est l’extase. Toutes ces lettres qui assemblées forment des mots. Des mots qu’on aime : maman, papa, bonbon … Puis cet enthousiasme s’essouffle en même temps que le parent cesse de lire à l’enfant. Tu sais lire désormais, pour progresser il faut que lire tout seul. Et l’enfant perd ce moment privilégié petit à petit. L’adulte, lui, est content de retrouver ces 15 minutes pour vaquer à ses occupations. Malgré un petit air un peu culpabilisant pour les parents, je suis globalement d’accord avec l’auteur.

Donner le goût de lire à un adolescent

Dans un troisième temps, l’auteur nous emmène au moment de l’adolescence. Bien souvent, ces jeunes n’aiment pas lire. L’auteur pense que c’est dû à la manière d’aborder la lecture, avant tout comme un exercice au lieu d’en faire un plaisir. On lit un chapitre qu’on évalue immédiatement par un questionnaire de compréhension. Vlan ! Pour peu que l’élève ait quelques difficultés et c’est le découragement. L’auteur se demande alors s’il faut absolument passer par l’analyse d’un texte. Il donne l’exemple d’enseignants qui auraient donné le goût de la lecture à leurs élèves lycéens, décrocheurs, en leur faisant eux-même la lecture de quelques grands classiques. Les élèves ont alors juste à écouter et réalisent qu’ils comprennent les grandes lignes du récit et pour certains vont se procurer le livre pour lire la suite avant la prochaine séance. Ce n’est pas une recette miracle, mais cela permettrait à ces élèves qui se disent mauvais en lecture de dédramatiser l’approche des classiques imposés. L’auteur remet en question, également, les ouvrages imposés qui, de base, en font des livres gonflants. Ces livres ayant pour seul tort d’être obligatoires.

Les droits du lecteur

Enfin, dans une dernière partie, Daniel Pennac énonce les 10 droits du lecteur, à la manière des 10 commandements. Le premier étant surtout Le droit de ne pas lire. Ne pas lire car on est malade, on est fatigué, on a autre chose à faire. On préfère voir ses amis, regarder un film, jouer à un jeu … Les raisons sont nombreuses et la lecture ne doit pas être imposée. Obligez donc un enfant à lire, il y a de fortes chances pour qu’il vous obéisse mais reste bloqué sur la première page, la tête dans les nuages, et dès qu’il entend vos pas dans le couloir, il se replonge vite dedans.

C’est donc un essai intéressant. Cependant, je serais curieuse de voir d’autres expériences d’enseignants qui auraient donné le goût de lire à leurs élèves. Ici, l’auteur nous propose une seule solution comme si c’était la seule et l’unique. Or, en tant qu’enseignante, je sais pertinemment qu’une méthode qui fonctionne avec une personne n’aura pas forcément le même effet sur une autre. De même, Daniel Pennac fait référence aux parents qui lisent des histoires à leurs enfants le soir. Malheureusement, tous les enfants n’ont pas cette chance. Le plaisir de lire est alors appréhendé différemment par l’enfant qui découvrira la lecture à l’école, dans un contexte différent.

Photo du livre Comme un roman de Daniel Pennac

Comme un roman est un essai fort intéressant et bien écrit même si j’aurais apprécié qu’on pousse la réflexion un peu plus loin.

Note : 4 sur 5.

Mes challenges

Cette lecture m’a permis de valider la catégorie du challenge mensuel. Couverture sur laquelle il y a un livre.

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3 commentaires
  1. […] de Daniel Pennac pour l’occasion. Je suis curieuse de voir s’il fait écho à Comme un roman que j’ai lu […]

  2. […] d’école est un essai autobiographique écrit par Daniel Pennac. Il aborde l’école du point de vue du mauvais élève. Entre souvenirs personnels, […]

  3. PHILIPPE D dit

    Je l’ai lu car je l’ai reçu en cadeau. J’avais très envie de m’en servir en classe, en faire une pièce de théâtre, mais pris par toutes les obligations, je ne l’ai pas fait.
    Un très bon livre si je me souviens bien.

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