A la lumière de nos jours _ Clarisse Sabard

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Résumé

A la lumière de nos jours

2013. Après de longues années d’absence, Julia débarque dans sa famille paternelle, en plein cœur de la Touraine. Fraîchement renvoyée du célèbre concours de pâtisserie pour lequel elle travaillait, dévastée par le récent décès de sa mère, la jeune femme est complètement perdue.

Mais les dernières volontés de sa mère sont claires : Julia doit renouer avec son père, retrouver ses proches et partir en quête de son héritage.

Accueillie à bras ouverts par sa grand-mère Suzette, qui rêve de la voir reprendre la pâtisserie familiale, la jeune femme se retrouve rapidement plongée au cœur de l’histoire des trois générations de femmes qui l’ont précédée.

Des faubourgs parisiens des années 1920 en passant par les heures les plus sombres de l’Occupation, les secrets d’une famille, mais aussi de tout un village, éclatent l’un après l’autre. Et c’est peut-être à ce prix, une fois les blessures du passé guéries, que Julia pourra avancer dans la lumière.

Mon ressenti

Julia décide de respecter les dernières volonté de sa mère : se réconcilier avec son père. Pour ce faire, elle va retourner sur les terres de son enfance et s’intéresser au passé de sa famille. Nous plongeons avec elle dans le passé, et allons suivre le destin de trois femmes.

1919

Dans un premier temps, nous basculons en 1919. Eugénie, l’arrière-grand-mère de Julia est envoyée à Paris après avoir batifolé avec un garçon. Elle a seulement 17 ans et son père pense qu’elle a des chances de s’épanouir dans la capitale, auprès de sa soeur. Par la même occasion, ça lui permet d’éviter de déshonorer sa famille. A Paris, elle va découvrir que sa tante et sa cousine vivent dans des conditions précaires, dans la zone de Malakoff. Paris est alors vu comme une porte ouverte sur l’avenir et la condition de sa famille en banlieue est guère enthousiasmante. Pourtant, la guerre a détruit les hommes. Physiquement, psychologiquement.

Cette partie m’a réellement passionnée. Eugénie est un personnage féminin, fort et courageux.

Ton oncle est rentré avec un bras en moins, plus personne ne veut l’embaucher. Foutue guerre ! Paraît qu’on l’a gagnée, tu parles … Elle nous a tout pris. Tout.

Il y avait de l’amertume de le ton qu’elle employait. Un sentiment que partageait entièrement Eugénie, quand elle pensait aux ravages causés par ce conflit. On avait donné des décorations aux soldats, à ces hommes qui s’étaient battus pour le pays. Mais que devenaient ces héros, quand les estropiés et les traumatisés n’avaient aucun avenir devant eux ? On était en droit de se demander ce qu’il pouvait y avoir de glorieux, là-dedans.

1939

Ensuite, nous plongeons en 1939, à l’aube de la seconde guerre mondiale. Suzette, la grand-mère de Julia est alors chanteuse. Elle rencontre Marcel et l’épouse. Rapidement, il est réquisitionné par l’armée pour combattre l’Allemagne. Lorsqu’il reviendra, il entrera dans la Résistance. Malheureusement pour eux, leur maison sera réquisitionnée par un Allemand alors même qu’ils hébergent un juif au grenier. L’officier allemand s’attache à cette famille, qui continue de son côté à oeuvrer pour la Résistance. Cependant, les doutes commencent à assaillir le groupe rebelle et pense que Marcel les trahit et collabore avec l’ennemi.

L’histoire de Suzette est celle qui m’a le plus touchée. C’est un personnage très attachant et bouleversant.

A la lumière … de nos jours

Enfin, il y a l’histoire de la tante de Julia. Je dois reconnaître que celle-ci ne m’a pas vraiment intéressée même si elle était utile pour comprendre certains aspects de l’histoire actuelle. Car nous suivons également Julia, qui cherche donc à renouer avec son père. Lorsque sa grand-mère Suzette lui propose de reprendre la patisserie familiale avec son cousin, ils ne sont pas très enthousiastes. Son cousin est très froid avec Julia, il ne lui pardonne pas d’être partie sans avoir donné de nouvelles. Il nous faudra du temps pour comprendre pourquoi Julia était en froid avec son père. Evidemment, le reste de la famille réussira à les convaincre. C’est là qu’apparaît le personnage de Loïc.

C’est un de mes grands regrets dans ce roman. Il est agent immobilier et est prêt à tout pour gagner de l’argent. Ca le rend exécrable. Au point de menacer des révéler des secrets sur la famille de Julia (qu’elle découvrira par elle-même) si celle-ci refuse de lui laisser acheter la pâtisserie. Ce personnage m’a fait penser aux séries B américaines. Il était très caricatural. C’est vraiment dommage, j’ai trouvé que ce personnage venait gâcher le reste de l’histoire qui, elle, ne force pas les traits des autres personnages. Heureusement, il n’apparaît que très peu puisqu’on se concentre essentiellement sur le passé familial.

C’est donc une bonne lecture dans l’ensemble. Si on met de côté le personnage de Loic, l’histoire est très prenante. Les pages se tournent à une vitesse affolante ! Les allers-retours entre passé et présent sont amenés très habilement et donnent de la cohérence à l’intrigue.

Note : 3.5 sur 5.

Mes challenges

Cette lecture m’a permis de valider la catégorie 7 du challenge mensuel. Livre dont un des personnages est enseignant (le personnage d’André).

Elle m’a également permis de valider la catégorie 95 de l’annuel. Lire le 25ème livre de ma PAL.

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1 commentaire
  1. PHILIPPE D dit

    De cette auteure, je n’ai lu que « La vie est belle et drôle à la fois ».
    Un jour, je continuerai à la découvrir…

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