Pour seul refuge _ Vincent Ortis

pour seul refuge

Résumé

La plus terrible des prisons est celle qui n’a pas de murs.

De la neige à perte de vue, une ourse affamée, pas une habitation à des kilomètres à la ronde.

Seuls, perdus dans les immensités sauvages du Montana, à plus de deux mille mètres d’altitude, deux hommes se font face : un jeune Indien accusé de viol avec tortures et le juge qui l’a condamné.

Chacun possède la moitié des informations qui pourraient les sauver, or :

Ensemble, ils s’entretueront. Séparés, ils mourront.

Mon ressenti

Pour seul refuge

Je suis globalement mitigée par cette lecture. Pourtant, le début semblait très prometteur. Tout commence avec le juge Edwards. Il doit se rendre à Missoula pour venir en aide à son fils qui a été arrêté pour trafic de drogue. Mais rien ne se passe comme prévu et sa voiture tombe en panne, sur une route du Montana. Heureusement, un homme, Ted, s’arrête et lui vient en aide. Il lui propose de le conduire jusqu’à Missoula le lendemain et de l’héberger pour la nuit. L’endroit semble désert et peu fréquenté. Le juge Edwards n’a pas le choix, il accepte la proposition à contre-coeur et suit Ted.

Le lendemain matin, le juge se réveille dans le refuge de Ted. En pleine montagne. Il a neigé toute la nuit. Il est impossible de partir. Ted devient étrange, ne répond pas aux questions du juge et ne semble pas s’affoler plus que ça à l’idée de rester bloqué plusieurs jours en pleine montagne. Plus le temps passe, plus on découvre que Ted a tout manigancé. Nous apprenons que c’est un ancien flic. Il a enquêté sur une sordide affaire de meurtres et le coupable, un natif indien, n’a pas été suffisamment condamné, selon lui. Condamné par Edwards. Par on ne sait quel moyen, Ted a aussi réussi à séquestrer cet homme. Et il a décidé de les lâcher, lui et le juge, dans la nature.

Manque de crédibilité

C’est une histoire complètement tirée par les cheveux, qui n’a que très peu de sens. Autant, j’ai avalé les premières pages, me demandant ce que ce Ted allait faire et ce qu’il voulait au juge Edwards. Autant, à partir du deuxième tiers, j’ai vraiment commencé à me lasser. L’histoire met énormément de temps à se mettre en place et il faut bien la moitié du livre avant qu’on ne comprenne enfin (sauf si on a lu la quatrième qui dévoile une énorme partie de l’intrigue) pourquoi Ted en veut autant au juge Edwards.

Enfin, à partir de la moitié du livre, chacun de leur côté, le juge et l’indien, vont devoir apprendre par coeur des cartes, itinéraires et emplacements de cache qui leur permettront de survivre dans la montagne sauvage, peuplée de grizzlis. Cette partie est la plus improbable. Qui saurait se souvenir par coeur de cartes IGN afin de retrouver son chemin pendant 5 jours, en marchant dans la neige avec un inconnu ? Et l’objectif de Ted dans tout ça ? Que les deux hommes finissent par s’entretuer.

Un véritable imbroglio

Enfin, le roman part dans tous les sens. On ne sait plus où donner de la tête. Entre un Ted complètement fou, un indien accusé de tous les maux et un juge jugé responsable de son jugement pas assez sévère. On devine aisément que la femme de Ted a dû être à son tour victime de l’indien, lorsque ce dernier a été libéré. Mais plus on avance, plus on doute. A raison. Puisque le plus dangereux de tous n’est pas celui auquel on pense. Même si l’idée globale n’est pas si mauvaise, ce roman est un bazar sans nom. Au final, je n’ai pas vraiment réussi à savoir si l’indien était vraiment coupable des meurtres dont il était accusé. Ce livre est un tel imbroglio que j’ai le sentiment d’être complètement passée à côté de ce livre ! J’ai l’impression de ne pas avoir réussi à en comprendre la finalité. C’est bien dommage.

C’est donc un bilan assez mitigé. Bien que le début était prometteur, le livre s’est rapidement avéré trop brouillon à mon goût. Ecrit différemment, j’aurais sûrement pu en apprécier l’histoire.

Note : 2.5 sur 5.

J’ai lu ce livre dans le cadre des Nouvelles voix du polar des éditions Pocket. Vous pouvez retrouver Le pensionnat des innocentes et Une famille presque normale.

1 commentaire

  1. Oups ! Il vaut mieux que je l’oublie, celui-là !

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