A cache-cache, M-J Arlidge

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a cache-cache

Résumé

A cache-cache.

Victime d’un coup monté, Helen Grace est désormais seule face à elle-même. Parviendra-t-elle à sortir vivante de la prison de Southampton ?

Pour Helen Grace, la meilleure inspectrice du pays, la chute est vertigineuse : accusée de meurtre, enfermée aux côtés du tueur qu’elle a fait condamner, il lui faut désormais survivre jusqu’au procès et prouver, d’une façon ou d’une autre, son innocence.
Quand un corps est retrouvé mutilé dans la cellule voisine, cette situation étouffante se transforme en véritable cauchemar. Il lui faut à tout prix arrêter l’assassin…
Avant qu’elle ne soit sa prochaine victime. Fidèle à son sens du suspense et du rebondissement, M. J. Arlidge poursuit dans ce sixième volet la série des Helen Grace.

Mon ressenti

Avant de commencer à écrire mon ressenti, je voudrais juste préciser que ce roman est la suite d’une série, celle de l’inspectrice Helen Grace. Je pense qu’il faut avoir lu les romans précédents, tout au moins, celui juste avant, pour bien rentrer dans l’histoire. Car A cache-cache en est la suite directe. Pour ma part, je connaissais l’auteur de nom mais n’en avais encore jamais lu, par conséquent, il m’a été difficile au début, de bien comprendre ce qui se passait. Je regrette ne pas avoir pu lire les tomes précédents avant.

La vie carcérale

Helen Grace, l’enquêtrice phare de cet auteur, a été piégée par son neveu. Nous apprenons, qu’elle a dû abattre sa propre soeur, tueuse en série. De la légitime défense. Mais son neveu ne l’a pas entendu de cette oreille et a piégé sa tante, en la faisant accuser de trois meurtres. Cette histoire est certainement traitée dans le tome précédent, Oxygène.

Helen Grace est donc incarcérée dans la prison pour femme de Southampton. Nous y suivons la vie de ces femmes. Meurtrières, dealeuses, voleuses, toutes se cotoient, et rarement dans la bonne humeur. Violence, solitude et trafics y sont légion. Et Helen Grace, en tant que flic emprisonnée, n’y a pas que des amies. Les autres filles lui mènent la vie dure. Elle a tout de même quelques comparses qui sont ses alliées. Jusqu’à ce que l’une d’elle se retrouve assassinée, au sein même de sa cellule. Et que d’autres victimes suivent. Toutes semblent mourir naturellement, de crise cardiaque. Et pourtant, elles ont toutes un point commun : leurs yeux et bouche ont été cousus.

Et les instincts d’enquêtrice d’Helen vont resurgir. Pourtant, difficile d’enquêter lorsqu’on est incarcérée. D’autant plus lorsque vous avez été inculpée pour meurtre, et que vous êtes vous-même suspecte aux yeux des représentants de la loi.

Peu réaliste

Même si la vie carcérale, telle qu’elle a été décrite, m’a parue plutôt réaliste (comment vraiment le savoir, je n’ai jamais été emprisonnée ! ), l’enquête d’Helen Grace, en revanche, semble tirée par les cheveux. Elle arrive à se procurer le rapport d’autopsie, force de trafic et de menace auprès d’une matonne. De plus, elle parvient à se déplacer en dehors des horaires autorisés. Et enfin, elle réussit même à examiner le corps des victimes, soit dans leur cellule juste avant que leur mort ne soit découverte par les gardiens, soit directement en salle d’autopsie.

C’est un peu gros. Ca sous-entend qu’aucune surveillance n’est faite dans les prisons d’état d’Angleterre. L’auteur sous-entend également que tous les gardiens sont soumis aux pots de vins et autres trafics en tout genre. L’enquête en elle-même est intéressante, mais la manière dont elle est menée manque terriblement de réalisme.

Une enquête parallèle

Pendant ce temps, hors des murs de cette prison, Charlie, inspectrice et amie d’Helen, tente par tous les moyens de prouver son innocence. Sa hiérarchie, qui semble avoir mis des oeillères, refuse de lui venir en aide.

Cette deuxième enquête aurait pu être bien plus intéressante. Mais finalement, Charlie, déjà convaincue de la culpabilité du neveu d’Helen, se lance dans une traque à l’homme, sans le soutien de sa hiérarchie et lui désobéissant.

Enfin, la fin du roman, lorsqu’elle sauve Helen Grace in-extremis, est prévisible. On ne pouvait pas faire mourir l’enquêtrice phare de cette série, et il fallait bien laver son honneur.

a cache-cache

C’est donc un bilan plutôt mitigé. La lecture des tomes précédents m’aurait sûrement aidée à être plus immergée dans l’histoire. Le manque de réalisme de l’enquête ne m’a pas aidée non plus. La plume de l’auteur est agréable et je suis curieuse de lire les autres romans de cette série, mais dans l’ordre cette fois-ci.

Merci à NetGalley et aux éditions 10/18 pour cette lecture.

Note : 3.5 sur 5.

Et vous, avez-vous déjà lu M-J Arlidge ?

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1 commentaire
  1. PHILIPPE D dit

    Je n’ai pas encore lu cet auteur qu’on voit beaucoup.
    « Am stram gram » est dans ma PAL. Ma soeur l’a adoré.

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