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Un vrai jeu d’enfant _ François Xavier Dillard

Résumé

Et si le coup du siècle était aussi simple qu’un jeu d’enfant ?

Une étudiante fauchée accepte un job facile et bien payé : convoyer incognito la nouvelle collection d’un bijoutier de la place Vendôme. Personne ne pourra deviner qu’elle transporte des millions dans son sac à dos.

Ce sera un vrai jeu d’enfant.

Un ex-taulard accepte un dernier coup avant de se ranger : intercepter une gamine dont le sac à dos est rempli de diamants. Une affaire sans risque et sans violence.

Un vrai jeu d’enfant.

Un flic en mal de reconnaissance se voit confier un dossier en or : un indic a parlé d’un sale coup qui se prépare place Vendôme.

Intervenir sera pour lui un vrai jeu d’enfant.

Trois destins vont se croiser place Vendôme. Trois vies, sur le point de basculer…

Mon ressenti

Original mais …

La structure du roman est originale. L’auteur nous propose de vivre les événements à travers le regard des différents protagonistes. Ainsi, chaque chapitre sera consacré à un personnage qui nous racontera, à sa manière, les différentes parties de l’intrigue.

Nous avons donc tout d’abord Emma. Etudiante, plutôt insouciante, Emma cherche à se faire de l’argent facilement. Alors quand un grand bijoutier de la place Vendôme lui propose de transporter ses bijoux pour les faire photographier, elle saute sur l’occasion et accepte. Il faut dire que ce boulot peu conventionnel est bien payé. Jusqu’à présent, hormis en Italie, cette manière discrète de procéder n’a jamais connu de problèmes. Ensuite, nous avons Joe, le garde du corps chargé de suivre Emma à bonne distance, au cas où les choses se dérouleraient mal.

Puis, nous avons trois voyous. François, le plus posé et intelligent qui sort tout juste de prison, Momo (Maurice) toujours à la recherche d’un gros coup, et Ben, jeune imbécile de la banlieue qui pense pouvoir vivre de ses larcins. Momo a eu vent de la méthode employée par le bijoutier et propose à ses comparses de kidnapper la jeune Emma afin de récupérer les diamants et autres pierres précieuses. Enfin, nous avons les flics. Marc, en charge de l’enquête. Il sait que trois crapules sont sur le point de s’attaquer à une étudiante pour lui subtiliser les bijoux qu’elle transporte. Il sera accompagné par Marie et Rodolphe, chargés de filer les agresseurs.

Alors que cette manière d’écrire aurait pu être intéressante, celle-ci a au contraire été très lourde. En effet, hormis quelques chapitres, la majorité des événements rapportés nous le sont par presque tous les personnages. Ainsi, un passage dans le métro parisien nous est raconté par pas moins de 7 personnages. Sept fois le même scénario. Sept fois les mêmes dialogues. Si encore, les personnages avaient eu des visions différentes, si toutefois cela apportait quelque chose au texte. Mais ce n’est pas le cas. Alors, le texte, déjà court et léger, se voit alourdi par cette répétition peu intéressante.

Beaucoup de stéréotypes

La deuxième chose qui m’a agacée, ce sont les personnages stéréotypés. Tout d’abord Emma, forcément insouciante puisque jeune. On lui a demandé d’être discrète donc elle va s’habiller tout de rouge, et lorsque des jeunes l’interpelleront, alors qu’elle a ordre de ne pas répondre, elle ne pourra s’empêcher de s’attirer leurs foudres.

Ensuite, Joe, le garde du corps. Policier en devenir raté, il n’a rien trouvé de mieux que de se servir de ses muscles pour travailler. Et pour enfoncer le clou, évidemment, ce monsieur n’a pas fait d’étude, et n’a donc pas de diplome … aller, hop, de quoi faire un bon colosse.

C’est pas une vocation, ce job, je voulais être gendarme, moi. Attention, pas simple gendarme, hein, je voulais faire le GIGN, remplir des missions incroyables, me frotter à des terroristes, à la Mafia… […] Comme j’ai le physique de l’emploi […] je me suis pointé dans cette boîte, et ils m’ont embauché direct. […] Avec mon bagage scolaire, je ne pouvais pas espérer une reconversion au CNRS.

Mais le pire de tout, ce sont les trois voyous. Ils m’ont fait penser aux frères Dalton. Enfin, surtout Momo et Ben. Plus ridicules, on ne trouve pas. Momo est le stéréotype du gars qui cherche à faire le casse du siècle. Il se prend pour le petit chef, donne des ordres. Et Ben … Ben … Le mariole du coin, l’imbécile qui sort d’on ne sait où. Il ne sait que glousser, se pavane en volant un 4×4 (très discret pour un kidnapping), tire sur tout ce qui bouge et pense être à l’abri des barreaux.

[Ben, dans toute sa splendeur]

Je veux me la jouer Scarface, moi, Al Pacino, Mesrine et tout […] Ils en ont rien à foutre, de la conseillère d’orientation, du BAC, de la CAF. Un gros coup de fusil à pompe, blam ! Blam ! BLAM ! Dans leurs faces. Alors si il faut la buter, eh ben, tant pis pour elle !

– –

Seul François sort un peu du lot. Il réfléchit un peu plus que les deux autres. Mais bon, pas très longtemps non plus. Après une brève hésitation entre reprendre une vie bien droite en gagnant le SMIC et risquer de retourner en prison, son choix est vite fait.

– –

J’avais beaucoup aimé les deux romans que j’avais déjà lus de cet auteur. Ne dis rien à papa et fais-le pour maman. J’ai découvert après ma lecture que ce roman est son tout premier. Je pensais, à tort, que l’auteur était tombé dans l’écriture au kilomètre comme on peut le voir chez certains auteurs à succès, devant à tout prix pondre un livre pour leur éditeur. Il s’avère qu’en fait, l’auteur a progressé, son écriture a évolué et c’est tant mieux !

Je remercie les éditions pocket de m’avoir offert ce livre.

Note : 2.5 sur 5.

Mes challenges

Cette lecture m’a permis de valdier la catégorie 6 du challenge hivernal. Le nom et prénom de l’auteur font au moins 21 lettres.

Elle m’a également permis de valider la catégorie 71 du challenge annuel. Le nom/ prénom de l’auteur est écrit sur deux lignes sur le dos.

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