Résumé
Face au mal qui se propage et qui a tué sa fille.
Pour les millions de victimes passées et les millions de victimes à venir.
Virgil Solal entre en guerre, seul, contre des géants.
Mon ressenti
Après une mission humanitaire au Nigeria, témoin de la dévastation écologique de l’industrie pétrolière, Virgil Solal rentre pour la naissance de sa fille qui ne survivra pas à sa naissance. Deux ans plus tard, le PDG de Total est enlevé. Nathan, capitaine de police, et Diane, psychocriminologue souffrant d’agoraphobie, doivent alors négocier. En vain. Le preneur d’otage ne se cache pas, c’est Virgil Solal.
Le point de départ est fort. Et on retrouve bien la patte d’Olivier Norek. L’écriture est directe, percutante. Les chapitres s’enchaînent les uns après les autres. Donc, techniquement, c’est du bon travail. Comme d’habitude avec cet auteur. La preuve, je l’ai terminé en une journée, happée par le roman.
Mais voilà mon problème : le roman est avant tout un plaidoyer écologique. Et même si la cause est légitime, le thriller finit par n’être qu’un prétexte pour faire passer le message. Les personnages sont un peu caricaturaux, l’enquête policière manque de substance, et certaines parties de l’intrigue semblent vraiment peu crédibles. Sinon, ce roman m’a fait penser à Prime Time de Chattam. Non pas dans le sujet, qui n’a rien à voir, mais dans cette tension qu’on ressent entre le cadre spectaculaire et le fond plus ambigu (le preneur d’otage de PrimeTime le fait aussi pour des raisons politiques et le roman finit également en une sorte de plaidoyer).
J’ai bien aimé la lecture malgré tout. Mais je n’en suis pas ressortie complètement convaincue. Pour un auteur que j’apprécie, c’est donc une légère déception. Je lui préfère ses romans moins engagés.

