J’aimerais quand même te dire _ Charlie Wat

Le bonheur prend parfois des chemins de traverse…
Depuis qu’un terrible accident lui a pris Maryline, la femme de sa vie, Michael n’a plus la moindre musique en lui. Un soir, en cherchant un peu de sa présence dans ses affaires, il tombe sur un billet d’avion dont elle ne lui a jamais parlé. Le poison du doute s’immisce en lui : et si Maryline n’était pas celle qu’il pensait ?
Fou de douleur et d’incompréhension, Michael n’a plus qu’une idée : découvrir coûte que coûte le secret de Maryline. Débute alors un voyage qui promet bien plus que prévu…

Michael est chanteur, une vraie star. Après un concert, le car du groupe part dans le décor. Maryline, la bassiste, celle qu’il aime, n’y survit pas. Lui, si. Six mois plus tard, on le retrouve dans son duplex de Manhattan, vidé, incapable de reprendre la musique. Il est accompagné de son ami d’enfance et manager, Darell. Lui, je l’ai a-do-ré. Gay et complètement déjanté, c’est une caricature parfaite. Mais toujours avec bienveillance. C’est l’ami qu’on voudrait tous avoir quand on déprime. Un vrai phénomène. Il balance ses vannes au pire moment, et ça marche. Sans lui, il aurait manqué quelque chose à ce roman.

Dans les affaires de Maryline, Michael tombe sur un billet pour Nice. Elle ne lui en avait jamais parlé. Qu’allait-elle donc faire là-bas ? Ca l’intrigue tellement qu’il part alors sur un coup de tête, Darell dans les bagages. Direction le sud de la France puis l’Écosse. Il veut comprendre ce qu’elle cachait. Mais je n’en dis pas plus, promis. Mais je ne m’attendais pas à ça. Pas du tout. Et ce fut une très agréable surprise.

L’écriture est fluide, bien rythmée. Charlie Wat dose bien : on rit, puis un souvenir ressurgit et on se tait. Elle insiste aussi, à plusieurs reprises, sur ce que Michael ignorait de la femme qu’il aimait. On se pose la question pour ses propres proches. Les connaît-on vraiment ? Mais surtout, ce que j’ai apprécié c’est que le deuil n’est pas abordé de manière dramatique et larmoyante. J’ai aimé sourire aux souvenirs de Mickael et aimé rire des reparties de Darrell.

Bref, c’est un roman sur le deuil qui fait sourire. Je vous le recommande, vraiment. Et je lirai sans nul doute les autres romans de cette autrice.

Note : 4 sur 5.

Laisser un commentaire