Résumé
Effie Gillies vit sur la dernière île sauvage d’Écosse, Saint Kilda, avec ses trois meilleures amies. Aussi libre et indomptable que les falaises qu’elle escalade, la jeune femme accepte de servir de guide au comte de Dumfries et à son fils, lord Sholto, lorsqu’ils viennent découvrir l’île et ses oiseaux. Entre Sholto et Effie, c’est le coup de foudre. Hélas, personne ne voit ce rapprochement d’un bon oeil : les deux jeunes gens viennent de mondes bien trop différents…
Des mois plus tard, les insulaires sont forcés de quitter l’île pour le continent. Si Effie est effondrée, elle se réjouit de revoir Sholto lorsqu’elle est invitée à travailler chez les Dumfries. Mais leurs retrouvailles sont vite interrompues par une terrible nouvelle : un homme a été retrouvé assassiné à Saint Kilda. Et Effie est la principale suspecte…
Mon ressenti
Saint Kilda, 1930. Sur cette île écossaise perdue au large des côtes, quelques dizaines d’habitants vivent en quasi-autarcie. ntre falaises vertigineuses et oiseaux de mer. C’est là qu’Effie Gillies a grandi , au milieu des falaises vertigineuses et des oiseaux de mer. Elle imagine donc difficilement sa vie ailleurs.
Quand le comte de Dumfries et son fils Lord Sholto débarquent pour découvrir l’île, Effie devient leur guide. Et entre elle et Sholto, les choses vont vite évoluer bien que tout le sépare. Nos deux personnages sont confrontés au classique piège des classes sociales, des conventions et du regard des autres.
J’ai adoré la première partie. L’immersion à Saint Kilda est totale. On y découvre les paysages majestueux, les coutumes et les nombreux oiseaux qui y nichent. J’ai d’ailleurs adoré apprendre aux côté d’Effie toutes les particularités de ces oiseaux insulaires. Une véritable encyclopédie ornithologique. Effie est un personnage fort, libre, qui se bat pour exister dans un monde qui aurait préféré qu’elle soit un homme. On s’attache rapidement à elle.
Dans la deuxième partie, nous changeons de décor. Obligée de quitter l’île, l’étau se resserre autour d’Effie, qui se retrouve alors suspectée d’un meurtre. Celui du receveur, qui percevait les loyers des insulaires. Le roman bascule vers quelque chose de plus haletant. Les nouveaux personnages que l’on croise sont réussis, mais les paysages de Saint Kilda manquent. Et Karen Swan insiste sur ce point à plusieurs reprises.
Quant à la fin, je l’ai trouvée trop parfaite et précipitée. Ca la rend d’ailleurs peu réaliste. Cela étant dit, le livre se termine sur un suspens tel qu’il me faut lire la suite. Car le meurtre du receveur n’est toujours pas élucidé et l’autrice a fait le choix de nous laisser sur une touche mystérieuse.
Même si la fin m’a parue trop simpliste, j’avoue que les derniers mots du roman m’ont donné envie de lire la suite. Je l’attends avec impatience.
Merci aux Editions Charleston pour ce Service de Presse. Livre offert.

