Bienvenue à la librairie Hyunam _ Bo-Reum Hwang

Ce roman coréen feel good, entre librairie et café à Séoul, ne m'a pas du tout conquise.

En ouvrant sa librairie dans le quartier de Hyunam, Yeong-ju y met tout son cœur, glissant dans les livres de petites notes sur le plaisir qu’ils lui ont donné. Entre rencontres d’auteurs, clubs de lecture et ateliers d’écriture, le lieu devient le cœur battant du quartier, peuplé d’attachants personnages : Min-jun le barista, Jimi la torréfactrice et Jeong-seo, qui tricote des éponges en forme de pain de mie.

Lorsque j’ai refermé Bienvenue à la librairie Hyunam, je me suis demandé comment j’allais rédiger ma chronique. Ce roman coréen plaît à beaucoup de monde. Mais de mon côté, je n’ai pas ressenti grand chose. Pourtant, j’aime bien les romans qui se déroulent dans les librairies. Mais celui-ci n’a pas fait l’affaire.

Yeong-ju, qui sort d’un burn-out et d’un divorce, ouvre une librairie à Séoul. Elle engage Min-jun, un barista, et la boutique devient ainsi un café-librairie. Il teste des mélanges de grains, du Brésil avec de l’Afrique du Sud. On devient alors incollable sur ce métier si peu représenté. Il y a même cette idée que le café n’a pas le même goût selon l’attention de celui qui le prépare. C’est sympa, mais honnêtement, ça n’apporte pas grand chose à l’histoire.

Mais en réalité, il n’y a pas d’histoire. Car comme bien souvent dans la littérature asiatique, nous suivons des tranches de vie. Ici, c’est celle des clients de la librairie Hyunam. Un ado un peu perdu, une femme au foyer, une chômeuse, un écrivain. Ils défilent. On lit un bout de leur histoire, et hop, on passe au suivant. Parfois, ce genre littéraire passe très bien, d’autres fois non. Je ne saurais même pas vraiment expliquer pourquoi.

Bref, je n’ai pas aimé lire ce roman. Bienvenue à la librairie Hyunam ne se démarque pas des autres livres de littérature asiatique et reste fidèle au genre.

Note : 2 sur 5.

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