L’herboriste d’Ardbray House _ Annabelle Marx

1889. Kitty Gray rêve de devenir médecin. Mais son mariage avec Charles Maclean, l’un des célibataires les plus en vue de Glasgow, met fin à ce rêve. Exilée dans sa nouvelle demeure isolée des Highlands écossais, Kitty trouve du réconfort dans la création d’un jardin d’herbes médicinales. Jusqu’à ce qu’une tragédie dévastatrice la frappe.
2003. Caitlin Black arrive à Ardbray House, déterminée à redonner à la bâtisse délabrée sa splendeur d’antan. Mais en explorant son histoire, elle découvre un passé hanté par le malheur. Sous les roses rouge sang qui grimpent près de la baie vitrée, un crâne humain est sur le point d’être exhumé. La vérité qui a si longtemps retenu Ardbray House captive refait surface. Et avec elle, le secret déchirant de l’herboriste qui y vécut autrefois.

Nous suivons Kitty Gray, en 1889. Elle renonce à son rêve de devenir médecin en se mariant. Elle s’exile alors dans le manoir d’Ardbray House dans les Highlands, où elle se consacre à l’herboristerie. En 2003, Caitlin Black visite Ardbray House avec le projet de la restaurer. Mais elle finit par y découvrir un crâne humain sous un massif de roses rouges. Chaque nouveau chapitre commence par des extraits expliquant quelques plantes et leurs effets. Secrets de famille, tragédies enfouies et phénomènes étranges viennent ainsi rythmer le récit.

Du côté des personnages, Kitty est une héroïne forte et lumineuse. Féministe avant l’heure, elle tente de s’imposer dans un monde d’hommes, déterminée malgré les obstacles. Sa volonté de devenir médecin la pousse à devenir herboriste, puisque les femmes ne pouvaient alors pas exercer de métier médical, en dehors du métier d’infirmière. Caitlin, quant à elle, est un personnage moins présent, un peu éclipsé par Kitty. C’est dommage car son histoire est tout aussi riche et aurait mérité d’être plus développée.

Côté écriture, l’atmosphère gothique est vraiment bien réussie. Les descriptions évocatrices des Highlands et du manoir sont extrêmement bien écrites. La plume est immersive mais parfois les descriptions prennent un peu trop de place. Le rythme est plutôt lent et certains passages sont longuets. J’ai préféré la partie historique, que j’ai trouvé plus convaincante. Enfin, les thèmes forts tels que condition des femmes au XIXe siècle, l’émancipation, l’herboristerie … sont le point fort du roman.

Au final, L’herboriste d’Ardbray House est une lecture intéressante et dépaysante, mais ce n’est pas un coup de cœur. Ce roman est à recommander aux amateurs d’atmosphères gothiques, d’Écosse et de romans féministes historiques.

Note : 3.5 sur 5.

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