La librairie de Primrose Hill _ Libby Page

Tilly Nightingale est rédactrice pour magazines à Londres. Elle n’a pas ouvert un seul livre depuis la mort de son fiancé survenue cinq mois plus tôt. Alors, lorsqu’elle reçoit un appel de la librairie de Primrose Hill pour l’informer d’un dernier cadeau laissé par Joe, elle a du mal à y croire. Il ne s’agit pourtant pas d’une erreur : elle recevra 12 livres soigneusement choisis par Joe avant de mourir pour l’accompagner pendant les 12 prochains mois de l’année à venir sans lui. Grâce à ces lectures, à un libraire mystérieux et au soutien de ses proches, Tilly va réapprendre à vivre, à voyager, et surtout à aimer.

Dans La librairie de Primrose Hill, j’ai fait la rencontre de Tilly qui a perdu son mari Joe quelques mois plus tôt. Depuis sa mort, elle a stoppé tous ses projets. Elle travaille beaucoup, s’isole et n’arrive même plus à lire, alors qu’elle a toujours adoré les livres. Le jour de son anniversaire, elle reçoit un appel inattendu de Alfie Lane, le propriétaire d’une librairie locale. Joe lui a laissé un cadeau très spécial, alors qu’il se savait condamné. Douze livres, un pour chaque mois de l’année. Ainsi, chaque mois, Tilly se rend à la librairie de Primrose Hill pour y récupérer son livre, que Joe a accompagné d’une lettre. Peu à peu, ces lectures vont Tilly à réapprendre à vivre sans lui, sans pour autant l’oublier. Ce qui devait être un simple cadeau devient alors une sorte de chemin pour l’aider à avancer et à réapprendre à vivre.

Tilly est un personnage auquel je me suis immédiatement attachée. Elle est encore très marquée par la perte de son mari et on la sent un peu perdue au début du roman. J’ai apprécié suivre son cheminement vers la reconstruction, vers un nouveau bonheur qu’elle ne se permettait pas jusque là. Joe, même s’il n’est plus là, reste très présent à travers les lettres et les souvenirs de leur histoire. Cela permet aussi de découvrir leur relation et de comprendre pourquoi son absence est si difficile à accepter pour Tilly. Enfin, j’ai également beaucoup aimé le personnage d’Alfie, le libraire. Il devient peu à peu celui qui relie Tilly à Joe, tout en lui apportant le soutien nécessaire. C’est un homme d’une rare bonté.

Libby Page a une plume à la fois simple et très sensible. Je salue par ailleurs la qualité de la traduction, sans laquelle ce livre ne nous serait pas accessible. Le roman aborde des thèmes assez lourds comme le deuil et la reconstruction, mais toujours avec beaucoup de délicatesse. J’ai, bien entendu, aimé toutes les références aux livres et à la lecture. Ce roman est aussi une véritable déclaration d’amour aux librairies et à la littérature qui permet parfois de mieux appréhender nos soucis du quotidien.

J’ai refermé un roman à la fois doux, émouvant et profondément réconfortant. C’est le genre d’histoire qui nous rappelle pourquoi on aime tant lire. Certains livres savent nous toucher en plein cœur. C’est le cas de La librairie de Primrose Hill qui me restera en mémoire pendant un long moment.

Note : 5 sur 5.

Laisser un commentaire