No home _ Yaa Gyasi

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Résumé

XVIIIe siècle, au plus fort de la traite des esclaves. Effia et Esi naissent de la même mère, dans deux villages rivaux du Ghana. La sublime Effia est mariée de force à un Anglais, le capitaine du Fort de Cape Coast. Leur chambre surplombe les cachots où sont enfermés les captifs qui deviendront esclaves une fois l’océan traversé. Effia ignore que sa soeur Esi y est emprisonnée, avant d’être expédiée en Amérique où des champs de coton jusqu’à Harlem, ses enfants et petits-enfants seront inlassablement jugés pour la couleur de leur peau. La descendance d’Effia, métissée et éduquée, connaît une autre forme de souffrance : perpétuer sur place le commerce triangulaire familial puis survivre dans un pays meurtri pour des générations.

Mon ressenti

Après avoir lu et adoré Le crocus jaune de Laila Ibrahim, je voulais découvrir d’autres romans sur le thème de l’esclavage. En décembre, j’ai reçu en cadeau No Home. C’était donc l’occasion parfaite ! De plus, la couverture de ce roman est magnifique ce qui a fini de me convaincre de le commencer.

Nous commençons le roman en faisant connaissance avec Effia et Esi, deux ghanéennes. Elles sont demie-soeur mais l’ignorent. Effia. Esi est abandonnée par sa mère alors qu’un incendie fait rage dans son village. Effia épousera un anglais de force et sa famille sera en charge du commerce triangulaire. Esi, de son côté, sera vendue et partira en Amérique.

Nous suivons alors les descendances de ces deux femmes et leur évolution. Le projet était ambitieux. Trop ambitieux peut-être. Le livre est composé de 14 chapitres, qui nous narrent chacun la vie de 14 personnages. Il est parfois difficile de s’y retrouver, je me suis souvent perdue et ai dû me référer à l’arbre généalogique fourni en début de roman. On ne s’attarde pas sur chaque génération. Par conséquent, nous n’avons pas le temps de nous attacher aux personnages, de les apprécier, de ressentir avec eux leur souffrance ou leurs bonheurs (si peu nombreux soient-ils).

De plus, j’ai également eu des difficultés à me repérer dans le temps. On sait seulement qu’on avance dans le temps, puisqu’à chaque chapitre nous découvrons un descendant. Mais il n’y a aucun repère chronologique hormis des événements historiques comme la guerre de Sécession qui permet de deviner l’époque. Ainsi, la lecture du livre se trouve beaucoup moins fluide puisqu’on doit sans cesse faire des allers-retours et des recherches pour situer l’histoire.

J’ai aimé l’idée qu’elle essaie de retracer l’histoire de l’esclavage, mais j’ai rapidement perdu le fil au milieu de toutes ces histoires. C’est bien dommage car ça aurait pu être un bon roman.

Note : 2.5 sur 5.

L’avez-vous lu ? L’avez-vous apprécié ?

Le titre original de ce roman est Homegoing (retour au bercail, retour aux sources ?). Je me demande pourquoi les éditeurs français ont décidé de changer le titre sans le traduire. Pourquoi ne pas avoir gardé le titre original ? Qu’en pensez-vous ?

Mes challenges

Cette lecture m’a permis de valider la catégorie 60 du challenge annuel. Une couverture coup de coeur.

Elle m’a également permis de valider la catégorie du challenge saisonnier. Un livre offert récemment.

Enfin, j’ai pu valider la catégorie du challenge mensuel. Livre qui traite de racisme.

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2 commentaires
  1. PHILIPPE D dit

    Je ne connais pas, mais je passe tout de suite !

  2. […] Lire l’article complet […]

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