Joueuse _ Benoît Philippon

1 142

Résumé

Joueuse, de Benoît Philippon

Maxine est une de ces femmes à qui rien ne résiste. Elle tombe sous le charme de Zack, joueur de poker professionnel comme elle, mais elle n’en montre rien. Un manipulateur professionnel ne dévoile jamais son jeu. Maxine propose à Zack une alliance contre un concurrent redoutable. Piège ou vengeance… Zack n’en sait rien. Mais comment résister à la tentation du jeu ?

Maxine est une tornade qui défie le monde si masculin des joueurs de poker. Elle est bien décidée à régler ses comptes, coûte que coûte.

Mon ressenti

Du poker

Soyons clairs, en lisant Joueuse, vous allez découvrir le monde du poker et des tripots. Est-ce pour cette raison que j’ai bien aimé ma lecture ? Je connais déjà cet univers (bon, pas les tripots et autres magouilles foireuses) et me replonger dans le monde du poker, du bluff et de l’esbrouffe m’a vraiment fait plaisir.

Nous suivons Maxine, Zack et Baloo, trois joueurs de poker avertis. Ce ne sont pas de petits joueurs, ils parient gros et se mettent souvent les chefs de la pègre à dos. Car, il faut bien se le dire, lorsqu’on mise plusieurs milliers d’euros et qu’on perd sans pouvoir les débourser, faut vous attendre à prendre quelques coups (de couteau).

Chacun de ces personnages a ses propres démons. Chacun a son propre vécu, pas toujours rose. Ca nous donne des personnages. Zack enchaîne les histoires sans lendemain. Baloo s’est transformé en vengeur masqué, sauvant les demoiselles agressées la nuit. Et Maxine a soif de vengeance. Ce qu’elle a vécu enfant est indécent et elle ne l’a pas oublié. Elle va froidement préparer sa revanche et elle sera terrible.

Roman noir et féministe

C’est comme toujours un roman très noir. Beaucoup moins salé et épicé que Mamie Luger toutefois. Mais tellement mieux que Cabossé (ça n’était pas difficile ça !). Le monde noir qui entoure les tripots. Et les différentes propositions de payer ses dettes (que ce soit en liquide, ou en nature). Je trouve que l’auteur se répète un peu. Avec Joueuse, j’ai eu comme l’impression de lire ses romans précédents, avec de nouveaux personnages, mais avec pour fond de commerce la même noirceur habituelle.

Comme dans ses précédents romans, on sent que Benoît Philippon, sous couvert de ses mots crus et de son langage fleuri, s’engage dans un combat féministe. Dans cabossé, il s’agissait des femmes battues et maltraitées par leur conjoint. Dans Mamie Luger, nous nous intéressions aux femmes que leurs maris ne respectent pas et dont ils abusent. Ici, nous plongeons dans le sombre monde de la prostitution et des agressions sexuelles.

Enfin, comme dans ses deux romans précédents (oui, encore), il y a une histoire d’amour. Après Roy et Guillemette, après Berthe et son GI, voici Zack et Maxine. Et contrairement aux deux autres couples, pour ces deux là, c’était loin d’être gagné. Entre Zack, accro aux coups d’un soir, et Maxine, traumatisée par une terrible expérience, ils vont devoir s’amadouer. Nous pouvons noter que le roman se finit sur une touche d’espoir. Nos personnages, une fois la vengeance accomplie, pourront peut-être enfin avancer sereinement.

Joueuse est un roman qui se lit vite et dont on tourne les pages à vitesse grand V pour connaître la suite. Toutefois, je ne ressens toujours pas de coup de coeur pour cet auteur. Je lui préfère son roman précédent, Mamie Luger.

Note : 3 sur 5.

Roman lu dans le cadre du prix des lecteurs 2021.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

1 commentaire
  1. PHILIPPE D dit

    Ah ! je n’ai pas encore lu la fameuse Mamie ! Il y a vraiment trop peu d’heure dans une journée.

    Pour répondre à ta question au sujet de Bussi. Mon préféré est « Nymphéas noirs », mais dans ta liste, je choisirais « Maman a tort ».
    Bon dimanche.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More