Celle qui pleurait sous l’eau

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Résumé

Celle qui pleurait sous l’eau

Aujourd’hui, Clara n’est plus qu’un dossier sur le bureau de Tomar Khan. On vient de la retrouver morte, flottant dans le magnifique bassin Art Déco d’une piscine parisienne. Le suicide paraît évident.
Tomar est prêt à fermer le dossier, d’autant qu’il est très préoccupé par une enquête qui le concerne et se resserre autour de lui. Mais Rhonda,son adjointe, veut comprendre pourquoi une jeune femme aussi lumineuse et passionnée en est venue à mettre fin à ses jours. Elle sent une présence derrière ce geste.
Pas après pas, Rhonda va remonter jusqu’à la source de la souffrance de Clara. Il lui faudra beaucoup de ténacité – et l’appui de Tomar – pour venir à bout de cette enquête bouleversante.

Mon ressenti

L’enquête autour de Clara

Clara a été retrouvée morte dans une piscine parisienne. Il s’agit de toute évidence d’un suicide. Mais pour quelle raison, cette jeune femme sans problème s’est-elle donnée la mort ? C’est ce que cherche à comprendre Rhonda, la coéquipière de Tomar, les deux enquêteurs que l’on retrouve dans les romans précédents de l’auteur.

Au fil de son enquête, Rhonda va découvrir que Clara « pleurait sous l’eau ». Dans le jargon des nageurs, pleurer sous l’eau est une manière dévacuer ses soucis sans que personne ne le voit. Puisque les larmes mélangées à l’eau se font invisibles. Puisqu’avoir les yeux rouges après avoir nagé sous l’eau semble normal.

On finit par apprendre que Clara entretenait une liaison et que celle-ci s’avérait toxique. L’auteur aborde alors le thème de la manipulation du pervers narcissique, qui prend un malin plaisir à pousser à bout ses victimes puis à redevenir doux comme un agneau un certain temps avant de repasser à l’action. Le tout de manière presque invisible aux yeux des autres. Violence psychologique, perte de confiance en soi, les victimes en viennent parfois à se suicider. C’est ce qu’on appelle le suicide forcé dont la reconnaissance pénale est complexe. Il vient d’ailleurs d’être tout juste reconnu en France, mais il reste difficile à prouver.

L’enquête autour de Tomar

L’auteur nous propose de suivre une deuxième enquête en parallèle. Celle qui concerne l’enquêteur principal : Tomar Khan. Celui-ci est atteint d’épilepsie cérébrale et a parfois des pans entiers de sa mémoire qui s’effacent. C’est notamment ce qui est arrivé au moment où Antonin Belko est mort assassiné. Agent de l’IGPN, il avait essayé de faire tomber Tomar Khan, qui avait alors imaginé plusieurs fois lui faire la peau. Seulement, comme il ignore ce qu’il faisait la nuit du meurtre, il est en proie au doute. Est-ce lui qui a fait sa peau à Belko ?

Cette enquête parallèle ne m’a pas captivée. Le livre est plutôt court et l’auteur aurait pu se contenter de l’enquête principale, qui a été parfaitement traitée. Cette deuxième enquête m’a parue de trop, et un peu bâclée. J’ai d’ailleurs trouvé son dénouement bien trop simple, avec le sentiment que l’enquêteur n’a pas eu besoin de rechercher très longtemps.

C’est donc un livre simple, sans fiorture que nous propose Niko Tackian. Celle qui pleurait sous l’eau aborde un thème encore trop traité, celui du suicide forcé, et l’auteur a su trouver les mots justes. Je trouve juste que l’enquête secondaire n’était pas forcément nécessaire.

Ce livre m’a été offert par les éditions Le livre de poche dans le cadre du jury Prix des lecteurs 2021

Note : 3.5 sur 5.

Mes challenges

Grâce à cette lecture j’ai validé la catégorie 51 du challenge annuel. Livre dont le personnage principa a la même initiale de prénom que le nom de famille de l’auteur.

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5 commentaires
  1. […] Lire l’article complet […]

  2. […] Ce roman m’a été offert par les Editions Livre de Poche dans le cadre du Prix des lecteurs. Il était en lice pour le mois de février avec Celle qui pleurait sous l’eau. […]

  3. […] actuels (je pense à Sharko de Franck Thilliez, bien que j’adore ses romans, ou encore Tomar Khan de Niko Tackian). Ainsi, j’apprécie que l’autrice ait fait le pari d’opter pour […]

  4. […] Lu dans le cadre du prix des lecteurs, je crois que c’est le premier des cinq romans (avec Niko Tackian) qui rentre vraiment dans cette […]

  5. […] autrice dans le cadre du prix des lecteurs. Comme j’ai déjà eu de mauvaises surprises avec Celle qui pleurait sous l’eau ou encore Chambre 413 car je n’avais pas lu les romans précédents, j’ai décidé de […]

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