L’inconnu de la forêt

0 83
L'inconnu de la forêt

Résumé

L’inconnu de la forêt

WILDE.
Son nom est une énigme, tout comme son passé.

Il a grandi dans les bois. Seul.  
Aujourd’hui, c’est un enquêteur aux méthodes très spéciales.

Vous ignorez tout de lui.

Il est pourtant le seul à pouvoir retrouver votre fille et cet autre lycéen disparu.
Le seul à pouvoir les délivrer d’un chantage cruel. D’un piège aux ramifications inimaginables.

Mais ne le perdez pas de vue.

Car, dans la forêt, nombreux sont les dangers et rares sont les chemins qui ramènent à la maison.

Mon ressenti

Une agréable surprise

Si vous suivez un peu mon blog, j’ai récemment écrit un article sur le précédent livre d’Harlan Coben, et je n’ai pas été tendre avec l’auteur. Je m’attendais donc à être de nouveau déçue. D’ailleurs, dès les premières pages l’auteur fait référence à son précédent roman, en nous rappelant l’histoire de Simon Greene. Et nous retrouvons sa terrible avocate, celle que j’avais tant exécré lors de ma lecture.

Et à ma grande surprise, cette fois-ci, j’ai vraiment bien apprécié ce roman. Pourtant, ce n’était pas gagné avec la terrible Hester Crimstein. Avocate redoutable, avec une repartie à toute épreuve, elle est l’une des principales protagonistes du roman. Alors que je n’avais pas du tout apprécié ce personnage, qui était apparu aussi vite qu’il avait disparu, j’ai appris à l’apprécier. De par son passé, le lecteur finit par ressentir de la compassion à son égard. Alors que je la pensais sans coeur, j’ai fait la connaissance d’une personne qui vient en aide à sa famille, fidèle en amitié, et surtout droite dans ses bottes.

Malgré cette bonne surprise, je suis restée sur mes gardes jusqu’à la moitié du roman. Même si Harlan Coben garde cette fâcheuse habitude d’écrire des dialogues sans ellipses et ultra courts, ce roman est beaucoup mieux construit. Les descriptions sont de retour et plutôt agréables. Elles restent cependant plutôt succintes. On sent que ce n’est pas la priorité de l’auteur.

Une enquête haletante

Alors que dans son précédent roman, j’avais trouvé l’enquête brouillon et sans queue ni tête, l’auteur nous propose ici une intrigue bien ficelée, pleine de rebondissements.

Naomi, une adolescente tourmentée et harcelée, a disparu. Peu après, un autre de ses camarades, Crash, semble avoir fugué. Mais est-ce une simple coïncidence ?

Alors que Naomi, adoptée, est issue d’une famille plutôt modeste, dont la mère adoptive est partie, Crash lui fait partie de ces ultra riches, qui vivent dans des manoirs, ont leurs piscine, terrains de tennis et salle de cinéma privée. Seulement Crash est un adolescent odieux, qui martyrise cette pauvre fille, Naomi. Depuis quelques années, celle-ci subit le harcèlement constant de Crash et autres camarades de classe. C’est Matthew qui s’inquiètera le premier de ne plus la voir. Alors qu’il ne fait pas partie des personnes qui tourmentent l’adolescente, il se sent coupable de l’avoir malgré tout piégée pour être intégré au groupe de Crash.

Ainsi, il va se confier à sa grand-mère, la célèbre avocate. Elle sera épaulée par Wilde, un homme marginal qui a grandi seul, dans la forêt. Considéré comme une personne à Haut Potentiel, ce dernier a une mémoire et une observation sans faille. Il sera d’un grand secours à la magistrate. On devine que ce personnage sera certainement récurrent dans les prochains romans d’Harlan Coben.

Complotisme

L’auteur, en plus du harcèlement scolaire nous emmènera dans les complots politiques et la manière dont il décrit les machinations fait froid dans le dos.

Le roman se déroule en avril 2020. Les élections américaines ont lieu dans quelques mois et un des futurs candidats, Rusty Eggers, fait beaucoup parler de lui. Salman Sauls tente de le discréditer en voulant publier des vidéos compromettantes à son sujet. Ces vidéos sont soi-disant entre les mains de Dash Maynard, le père de Crash, l’adolescent disparu.

Lorsqu’une des vidéos est publiée, l’auteur nous invite dans le quotidien de Rusty. La vidéo montre le futur candidat comme un homme pervers qui tente de mettre dans son lit une jeune fille de 16 ans. A la publication de la vidéo, il réagit froidement, de manière quasi machiavélique. Il ordonne à ses sbires de publier sur les réseaux sociaux, via des bots. Chaque bot ayant sa propre idéologie. C’est une vidéo truquée, un fake. C’est une démonstration pédagogique, la vidéo est sortie de son contexte. Il va même jusqu’à demander quel est l’âge du consentement, afin de choisir dans quel état cette vidéo aurait pu être tournée. Certains bots se feront le parti du macho : « quel mec normalement constitué résisterait ? ». Ainsi, nous avons le portrait d’un homme prêt à manipuler l’opinion publique via les réseaux sociaux. Rusty Eggers est un homme qui manigance pour arriver à ses fins, qui n’hésite pas à manipuler ses pairs.

Bien que le sujet soit fort d’actualité, j’ai trouvé l’auteur trop porté sur le complotisme. Il nous décrit ici un véritable complot politique où certains n’hésitent pas à séquestrer un enfant pour parvenir à leurs fins. Il est cependant intéressant de voir l’impact que les réseaux sociaux peuvent avoir sur l’opinion publique.

Note : 3.5 sur 5.

Grâce à ce roman, j’ai pu renouer avec Harlan Coben. Je vous mentirais si je disais que c’est de la grande littérature. Non, plutôt fidèle à lui-même, ses phrases sont succintes et plutôt simples. Mais, son intrigue était bien plus intéressante et mieux construite que la précédente. Chapeau pour la fin du livre, je ne m’attendais pas du tout à cette révélation !

Mes challenges

Cette lecture m’a permis de valide la catégorie 7 du challenge annuel, lire un auteur né le même mois que vous.

Merci à NetGalley et aux éditions Belfond pour cette lecture.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More