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Ne t’enfuis plus – Harlan Coben

ne t'enfuis plus

Résumé

Ne t’enfuis plus

Votre fille a fugué avec un garçon peu fréquentable.

Vous ne l’avez pas vu depuis six mois. Et là, vous la retrouvez dans Central Park jouant de la guitare. Mais ce n’est plus la jeune fille pétillante que vous avez élevée.

Vous l’approchez et lui demandez de rentrer à la maison.

Elle se met à courir. Vous la suivez.

Quel autre choix avez-vous ?

Bienvenue dans l’enfer de Simon …

Mon ressenti

Une intrigue capillotractée

Harlan Coben ne perd pas une seconde et nous plonge instantanément au coeur de l’intrigue. Dès le premier chapitre, le lecteur est confronté aux soucis de Simon : sa fille, junkie, qu’il n’a pas vue depuis six mois est devant lui. Une guitare entre les mains, dans Central Park, elle tente vainement de gagner un peu d’argent pour s’acheter sa dose. Que s’est-il passé dans le passé de Paige pour qu’elle passe d’étudiante studieuse et raisonnable à une fille complètement délabrée ?

Après une vaine tentative de communication avec sa fille, celle-ci s’enfuit avec son copain, Aaron. Quelques mois plus tard, il est retrouvé assassiné à son domicile et tous les soupçons portent sur Paige, qui a littéralement disparu de la circulation. Simon va alors tout faire pour retrouver sa fille.

Il sera épaulé pendant un moment par une ancienne recrue du FBI, reconvertie en détective privée et chargée de retrouver Henry Thorpe. Fils du richissime Sebastian Thorpe III, il a disparu, lui aussi, sans laisser de traces.

En parallèle, nous suivons également Ash et Dee-Dee, qui ont été élevés ensemble. Ils semblent vouloir exterminer plusieurs personnes, sans qu’on ne sache réellement pour quelles raisons.

Alors, qu’est-ce qui peut relier toutes ces personnes ? Harlan Coben a vraiment dû se creuser la tête car j’ai trouvé son intrigue très complexe, trop complexe. Ainsi, nous allons reconstituer le fil de l’histoire entre drogués, trafiquants, secte, adoptions illégales, viol… Bref, beaucoup de fis qui s’entremêlent. Et du coup, alors que j’avais envie de savoir ce qui est arrivé à Paige, c’est une toute autre histoire que l’on suit. On va chercher à savoir pourquoi certaines personnes meurent et ce qui les relie entre elles. Et finalement, le seul tort de Paige est d’avoir été en contact avec l’une de ces personnes.

Des incohérences

En plus d’avoir trouvé cette intrigue trop tarabiscotée, j’ai noté pas mal d’incohérences, ou du moins de conclusions hâtives. Bien souvent, les déductions des personnages se font de manières hasardeuses et s’avèrent correctes. Parfois, certains éléments indispensables semblent venir de nulle part et arrivent à point nommé.

Certains éléments ne m’ont pas semblé crédibles. Par exemple, lors de l’assassinat d’Aaron, Simon se rend à son appartement, alors scellé pour enquête. Il n’hésitera pas à passer outre l’interdiction afin de fouiller les lieux à la recherche d’indices. L’inspecteur en charge de l’enquête viendra alors lui demander s’il est entré, il opinera et ne sera pas ennuyé par ce manquement à la loi. Ensuite, sa femme se fait tirer dessus, événement tout de même pas anodin. Il ne sera quasiment pas interrogé alors qu’il se trouvait avec elle, dans un lieu hautement connu pour trafic de drogue. Alors qu’il fait irruption chez les gens, enfreint la loi, les gens lui font instantanément confiance.

De même, son avocate, exécrable au passage, est tellement autoritaire que ça paraît peu plausible. Cette femme surjoue, réagit à l’excès et ça ne semble déranger personne. Ainsi, lorsque Simon est interrogé elle ira jusqu’à menacer l’inspecteur à plusieurs reprises. Il ne fait pourtant que son travail. Chose encore plus surprenante, cette personne disparaît du roman sans crier gare. On n’en entend plus du tout parler jusqu’à la fin du livre alors que Simon va tout de même transgresser la loi plusieurs fois.

Elena Ramirez, détective privée retraitée du FBI, connaît elle aussi pas mal d’incohérences. Je retiendrai notamment l’embuscade dans laquelle elle tombe. Alors qu’il est flagrant pour le lecteur qu’il s’agit d’un piège, grotesque qui plus est, elle se fait avoir comme une bleue. Elle a pourtant la réputation d’être un détective de choc et on imagine qu’un ancien agent du FBI aurait dû être sur ses gardes.

Un style littéraire « léger »

Le dernier point qui m’a marqué en lisant ce roman est son style littéraire. Des dialogues ultra courts, sans incises, parfois complètement saccadés. Des descriptions très pauvres voire inexistantes la plupart du temps. A part certains moments, comme la procession lors de l’enterrement d’Aaron par exemple, j’ai eu le sentiment qu’Harlan Coben n’a fait que très peu de descriptions .Il est vrai que je n’aime pas lorsque les auteurs écrivent des pages entières de détails concernant un paysage, une personne ou un objet. Mais, ici, le texte en est quasiment dénué. Cela présente un avantage, la lecture se retrouve vraiment simplifiée et ainsi le lecteur peut se concentrer entièrement sur l’intrigue qui, elle, est complexe.

Alors que j’avais vraiment apprécié ma première lecture d’Harlan Coben, avec « Sans un adieu », je me suis retrouvée ici avec un livre qui me paraît bien vide. Pourtant, il se lit facilement, rapidement et n’est pas désagréable. Pas de détails gores et sanglants. Et malgré une foule d’avis positifs, je n’ai pas su le trouver à la hauteur. J’attendais de le lire avec impatience, d’autant plus qu’il m’a été offert par les éditions pocket et je suis navrée d’en faire une critique aussi peu élogieuse.

Note : 2.5 sur 5.

Mes challenges

Cette lecture m’a permis de valider la catégorie 31 du challenge annuel : un titre avec une négation.

Merci aux éditions Pocket de m’avoir donné l’occasion de lire ce roman.

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