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La Moïra 2 : La guerre des loups

La Moïra 2 la guerre des loups

Résumé

La Moïra 2 : La guerre des loups

La destinée d’Aléa se complique. L’île entière semble dépendre de ses actes. Et tous sur l’île veulent mettre la main sur la jeune fille : Maolmordha, qui lance à ses trousses un mystérieux guerrier revenu d’entre les morts ; le Conseil des druides, plus impliqué encore depuis le décès de Phelim ; le Grand-Druide Finghin, qui cherche à la protéger ; le comte Feren Al’Roeg, avide de la convertir… Même Imala, la louve blanche, à la tête d’une meute grandissante, semble suivre Aléa. Aléa, la fille de la terre. Aléa, qui a accepté son destin de Samildanach. Aléa, entre les mains de qui résident l’avenir et les souffrances de milliers de vies humaines et animales. Car la guerre est proche et gronde…

Mon ressenti

Rappel du Tome 1 : La louve et l’enfant.

J’ai lu tome 1 de cette série au début de l’année, bien avant de commencer ce blog. J‘avais déjà été transportée par l’histoire, phénomène assez rare car la fantasy ne fait pas partie de mon type de lecture habituel.

Aléa, une jeune orpheline de treize ans, hérite sans le vouloir d’un don étrange et unique qui va la plonger au cœur des conflits politiques et religieux de l’île de Gaelia. Est-elle devenue le Samildanach, annoncé par la légende comme le sauveur des peuples de l’île ?

Fuyant sa ville natale, Aléa va devoir grandir seule et assumer une vie nouvelle. Elle va découvrir l’amour comme la haine, et elle devra faire face à de nouveaux ennemis : les soldats de la flamme, fanatiques religieux pour qui elle est devenue un danger, le conseil des druides, qui lui envient son pouvoir et de bien plus sombres rivaux encore.

Dans l’ombre, tel le reflet d’un miroir, une louve solitaire vit une aventure étrangement parallèle à celle de la jeune orpheline. Leur avenir est encore flou, mais une destinée unique attend la louve et l’enfant….

De nombreux personnages

Tout comme dans le premier tome, les personnages rencontrés sont nombreux et il est parfois facile de se perdre, d’autant plus que leurs noms sont tirés d’un univers fantastique. Bien heureusement, Henri Loevenbruck, l’auteur, a listé les différentes personnalités politiques de la série. Cela facilite drôlement la tâche lorsqu’on n’a pas rencontré certains personnages depuis le tome précédent.

Les personnages sont toujours aussi bien construits. Alea, que nous suivons depuis le premier tome, a grandi, mûri. Elle prend son destin en main et est accompagnée de Finghin, Mjolnn et Faith, la barde. Elle souhaite retrouver le garçon qu’elle aime, Erwan, majistel de Finghin, accompagné de son père, Galiad. Ils ont dû se séparer afin d’affronter Maolmordha. Incarnation du mal en personne, il envoie aux trousses de la jeune femme un mort vivant qui aura pour seul but de la tuer. Car Alea est le Samildanach¹. Et Maolmordha ne l’accepte pas, une femme ne peut être vouée à ce destin. Une femme ne peut pas non plus faire partie du cercle très fermé des druides. Or, Alea est une femme. Un peu jeune peut-être, elle n’a que 13 ans et avoir une telle destinée aussi jeune est assez peu réaliste.

De la politique

Le plus difficile pour moi est de suivre toute la politique du livre. C’est toujours ce que je redoute lorsque je lis de la fantasy car il faut réussir à comprendre les stratégies de guerre, les décisions politiques des différents peuples et personnages. Or, j’ai déjà beaucoup de mal à la comprendre dans la vraie vie. Donc, les discussions qui tournent autour de la gestion des conflits, de la gestion d’une ville et de ses différentes figures politiques est ce qu’il y a de plus compliqué à suivre.

Des combats

On pourrait reprocher à ce livre des combats trop courts. Pour ma part c’est justement le point fort du livre. Il y a des combats mais ceux-ci ne tirent pas en longueur. C’est ce que je n’avais pas apprécié lorsque j’ai lu la Saga Eragon. Certains combats duraient des chapitres entiers et ça finissait par n’ennuyer. Ici, nous avons certes des combats et des batailles, mais ceux-ci sont relativement courts. Je ne ressens pas le besoin d’avoir des milliers de descriptions des têtes qui tombent, des épées qui se lèvent, des glaives qui tranchent … Les lecteurs avides de combats sanglants pourront passer leur chemin. Il y a des morts, oui, et le lecteur versera certainement quelques larmes à différents moments cruciaux, mais cela reste plutôt raisonnable.

Des loups

Le titre de cet opus nous l’indique fortement, il y a des loups. Alors que le lien entre Alea et Imala, la louve blanche ne commence qu’à la fin du livre 1, dans ce deuxième tome leur lien va s’intensifier. Une amitié va naître entre les deux. Alea et Imala sont capables de communiquer entre elles. Rien de surprenant de la part d’Alea, qui possèd de nombreuses capacités.

Tout comme lors du premier tome, le titre ne se comprend qu’à la fin du roman, lorsque les loups vont intevenir lors d’une grande bataille. Bien évidemment, sans surprises, les loups vont se rallier à la cause d’Aléa et de ses alliés.

Malgré tout, la présence des loups est assez faible. Je m’attendais dès le premier tome a une réelle alliance entre les loups et les humains. Peut-être celle-ci interviendra dans le troisième et dernier tome de la Moïra.

Note : 3.5 sur 5.

¹Dans les légendes celtiques, le Samildanach est un polytechnicien, une personne qui a la capacité de pratiquer tous les arts, toutes les techniques. Représenté par le Dieu Lugh (qui donnera son nom à Lugdunum, la ville de Lyon), il n’appartient à aucune classe, il représente toutes les classes à la fois. Vous pouvez retrouver plus d’informations au sujet de Lugh et du Samildanach sur cette page.

Mes challenges

Cette lecture fait suite à un marathon lecture sur le groupe Facebook La tête dans les livres. Chaque mois depuis septembre, nous lisons ensemble un tome de la saga La Moïra/Gallica. Il y a 6 tomes au total. Ce marathon devrait donc se terminer en février 2021.

Ce roman m’a permis de valider la dernière catégorie du challenge d’octobre : une quatrième avec le mot « mort »

Il m’a également permis de valider la catégorie 76 du challenge annuel : Une couverture sur laquelle est représenté un élément du titre (ici, les loups).

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