La sirène des Cornouailles _ Linda Wilgus

Ruinée et veuve depuis peu, Isabel retourne sur la côte sauvage où elle a été trouvée enfant, rejetée par l’océan. Elle espère entamer une nouvelle vie et enfin lever le voile sur ses mystérieuses origines. Car dans ce village battu par les vents, on murmure qu’elle serait la fille d’un esprit marin… Mais Isabel ignore que son petit cottage isolé sert parfois de refuge aux contrebandiers qui sévissent le long du littoral. Une nuit, un homme grièvement blessé frappe à sa porte. En décidant de le sauver, Isabel attire sur elle les dangers du trafic clandestin et l’attention d’un redoutable officier des Douanes. Alors que l’océan semble l’appeler et que ses souvenirs refont surface, Isabel est entraînée dans une lutte où s’entremêlent amour, légendes anciennes et violence des hommes. Pour sauver ceux qu’elle aime, elle devra accepter ce qu’elle a toujours redouté : sa véritable nature.

Voilà un titre qui ne pouvait me laisser indifférente. Un roman se déroulant dans le décor des Cornouailles garantissait si ce n’est un coup de coeur, alors une lecture marquante.

Malgré un premier chapitre assez lent qui m’a laissée dubitative sur la suite à venir, tout bascule très rapidement après l’arrivée de Jack. Le rythme s’accélère alors nettement. Impossible de relâcher le roman après ça. Cela dit, les choses vont ensuite un peu trop vite, l’autrice ne prend pas suffisamment le temps pour poser les actions et leurs conséquences. Ainsi, les personnages agissent trop rapidement, sans prendre le temps de la réflexion. Je pense que quelques chapitres supplémentaires n’auraient pas été de trop pour poser tout cela.

Côté personnage, on ne peut que s’attacher à Isabel. Elle incarne une fausse fragilité, et un vrai courage. Mais les us et coutumes qui veulent que les femmes restent au foyer la ralentissent fortement. Elle s’avère débrouillarde et indépendante. Ainsi, elle n’est pas prête à renoncer à sa nouvelle liberté qu’elle découvre depuis qu’elle est veuve, sans plus aucune contrainte liée à son statut de femme.

Côté ambiance, nous retrouvons bien les Cornouailles : les falaises abruptes, les embruns et les légendes persistantes. La tension est palpable en permanence avec les douaniers qui sont à la recherche des contrebandiers. Cependant, Linda Wilgus propose vraiment un portrait un peu trop manichéen de Sowerby. Il se retrouve alors avec le rôle du méchant du roman, qui refuse de passer par la case justice et condamne à mort quiconque fera de la contrebande.

Malgré un petit bémol sur le démarrage, et sur le côté un peu manichéen de certains personnages, ce premier roman est très réussi. Je vous le recommande donc si vous aimez les romans historiques mêlés à de la romance.

Note : 4 sur 5.

Merci aux Editions Charleston pour ce Service de Presse. Livre offert.

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