De fièvre et de sang _ Cédric Sire

Ils semblent se nourrir de sang. Leurs victimes sont retrouvées exsangues. Eva Svärta et le commandant Vauvert viennent enfin de mettre un terme aux agissements des frères Salaville. Mais les meurtres continuent, défiant toute logique.
Les talents d’Eva, policière albinos dotée d’un instinct hors normes, vont la conduire aux frontières de la rationalité. Là où, à tout instant, votre propre reflet dans le miroir pourrait vous engloutir, où la part d’ombre d’Eva causera sa perte ou lui sauvera la vie…

Je savais où je mettais les pieds en ouvrant un Cédric Sire. J’avais déjà lu un de ses romans que j’avais adoré. Je savais que c’était gore, que ça ne s’adressait pas aux âmes sensibles. Ça, ce n’est pas ce qui m’a posé problème. Même si dans l’ensemble, j’ai trouvé ces scènes bien trop nombreuses et gratuites.

Ce qui m’a posé problème, c’est d’avoir ouvert un roman présenté comme un thriller et de me retrouver au milieu d’une histoire de loup-garous et de magie noire. C’est indiqué nulle part. Ni sur la couverture, ni dans le résumé. Et j’aurais vraiment voulu le savoir car j’aurais peut-être abordé le roman d’une façon différente. Car je n’aime pas le fantastique, en général. Et encore moins sous couvert de thriller.

Car l’histoire est simple : une commissaire albinos (et on ne cesse de nous le répéter comme si cela définissait sa personne) traque une tueuse qui boit le sang de jeunes femmes pour rester jeune. Avec l’aide de sorte de loup-garous. Déjà, si j’avais eu cette info dès le début, je n’aurais pas ouvert ce roman.

En revanche, ce que je ne peux nier c’est que Cédric Sire sait écrire. La plume est nerveuse, et très rythmée. L’intrigue est même assez bien ficelée dans ses deux premiers tiers. Mais les scènes gores s’accumulent. Il y en avait tellement que j’ai fini par les zapper. Tout simplement. Parce que c’était gratuit. Parce que ça ne servait plus rien.

J’ai quand même fini le roman. Je ne sais pas trop pourquoi, mais j’ai réussi cet exploit. En tout cas, même si j’ai adoré certains de ses romans, je ne relirai pas cet auteur. Finito.

Note : 2 sur 5.

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