Le testament des siècles _ Loevenbruck

Résumé

Le testament des siècles

Installé aux États-Unis, Damien Louvel rentre en France suite au décès tragique de son père. Il découvre alors que celui-ci recherchait un mystérieux objet – la pierre de lorden.

Damien décide de poursuivre les investigations de son père et se lance dans une enquête qui va bouleverser sa vie à jamais et le mener sur la piste des Templiers, des francs-maçons et d’Albrecht Dürer.

Hacké, traqué, menacé, il n’aura de cesse de mettre au jour le plus vieux secret de l’Humanité : le dernier message laissé par le Christ.

Mon ressenti

Un thriller ésotérique

La première chose à laquelle j’ai pensé en lisant les premières pages du roman, c’est que ça resssemblait drôlement à Dan Brown et son Da Vinci Code. Pourtant, les deux romans ont été publiés la même année (en 2003). C’est donc une pure coïncidence.

Nous sommes donc en présence d’un thriller ésotérique extrèmement bien mené. Damien Louvel, expatrié aux Etats-Unis, revient en en France suite au décès de son père, dans un accident de voiture. Alors que ce dernier était un Parisien détestant la campagne, Damien découvre qu’il a revendu toute sa collection de livres pour s’acheter une maison à Gordes. Intrigué, il décide de s’y rendre. En visitant la maison de son père, il découvre dans sa cave de nombreux ouvrages ésotériques. Il y fait aussi la découverte de deux reproductions de tableaux : la Joconde, de Leonardo Da vinci, et Melencolia I, de Albrecht Dürer. Enfin, une drôle de machine y est également implantée. Une machine semblant sortir tout droit des codex de Da Vinci. Mais Damien n’a guère le temps de fouiller, il est interrompu par deux hommes, qui s’enfuient en le voyant. Le lendemain, la maison est en flammes.

Qu’avait donc découvert son père qui intéresse tant de monde ? Qui sont ces deux hommes ? Pourquoi le prêtre de Gordes semble en savoir plus ? Qui était vraiment son père ?

Damien part alors en quête de vérité, accompagné de Sophie Journaliste d’investigation qui était en contact étroit avec son père. Il partira sur les traces d’un message laissé par le Christ lui-même. Et il cherchera à retrouver la pierre de Iorden qui devrait lui permettre de décoder ce message.

Religion, art et action

Comme dans tous les thrillers ésotériques que j’ai pu lire jusqu’à présent, la religion et ses mystères sont omniprésents. C’est toujours l’aspect que j’apprécie le moins même si je sais pertinemment que ça fait partie du « jeu ». Je n’arrive jamais à suivre les différentes intrigues liées à Jésus. L’auteur nous explique pourtant les grandes phases de la naissance des différentes religions comme le christiannisme, le judaisme et l’islam. Mais mon aversion envers toutes religions confondues ne doit pas m’aider à me sentir complètement immergée.

Cependant, le reste du roman est suffisamment touffu pour que ça ne gâche pas la lecture. Damien va vivre une aventure palpitante. Entre courses poursuite en voiture, fusillades et enquête, il n’a pas le temps de s’ennuyer. Il tombera même amoureux en un claquement de doigts (car l’intrigue semble se dérouler sur une dizaine de jours). Les chapitres s’enchaînent facilement malgré leur longueur.

Enfin, la présence omniprésente de l’art est intéressante. L’auteur nous fait nous intéresser à Da Vinci et Dürer deux artistes de la même époque, qui ont étudié la beauté mathématiques. Les proportions, la symétrie, les couleurs, la perspective… D’ailleurs, dans sa gravure Melencolia (retrouvez une analyse complète de son oeuvre ici), Dürer glisse un carré magique. J’ai été surprise de ne pas retrouver le nombre d’or dans le livre, proportion mathématique reprise dans de nombreuses oeuvres d’art et notamment dans les oeuvres de Da Vinci.

Melencolia I, d’Albrecht Dürer (on retrouve le carré magique en haut à droite).

Une fin détonnante

Le plus surprenant reste la fin. Je ne peux en dire plus sans vous dévoiler la fin, mais généralement les livres de ce genre se terminent sur un « happy end ». Ici, ce n’est pas le cas. Oui, nous résolvons le mystère avec Damien, nous philosophons même avec lui sur le message laissé par Jésus (notamment sur l’intérêt de le coder et le cacher). Mais, le roman s’achève sur une note plus triste, totalement inattendue. C’est vraiment surprenant et peu courant dans ce genre de roman. C’est positif car on pense généralement connaitre la fin dès le début. Je suis d’ailleurs tombée dans le piège.

Donc, hormis une présence trop importante à mon goût de l’histoire de la religion, ce roman remplit tous les critères d’un roman à suspens réussi.

Note : 3.5 sur 5.

Mes Challenges

Cette lecture m’a permis de valider la catégorie 6 du challenge littéraire d’automne : Titre avec un nom commun qui commence et finit par T.

Cela m’a également permis de valider la catégorie 38 du challenge annuel, un livre avec un prologue.

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