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Va, vis et deviens _ Radu Mihailenu

va, vis et deviens

Résumé

Va, vis et deviens

Des milliers d’Africains de vingt-six pays frappés par la famine se retrouvent dans des camps, au Soudan. A l’initiative d’Israël et des Etats-Unis, une vaste action (opération Moïse) est menée pour emmener des milliers de Juifs Ethiopiens (Falashas) vers Israël. Une mère chrétienne pousse son fils de 9 ans à se déclarer juif, pour le sauver de la famine et de la mort. L’enfant arrive en Terre Sainte. Déclaré orphelin, il est adopté par une famille française sépharade vivant à Tel-Aviv. Il grandit avec la peur que l’on ne découvre son double secret-mensonge : ni juif, ni orphelin, seulement noir. Il découvrira l’amour, la culture occidentale, la judaïté, mais aussi le racisme et la guerre dans les territoires occupés. Il deviendra tout à la fois juif – Israëlien – Français – Tunisien…, une vraie tour de Babel. Mais jamais il n’oubliera sa vraie mère, restée dans le camp, et que secrètement et obstinément, il rêve de retrouver un jour…

Mon ressenti

Une histoire émouvante

Tout d’abord, il faut savoir que cette histoire est le reflet d’une triste réalité. Celle des falashas, Ethiopiens juifs qui ont émigré en Israël. Rejetés par leur propre pays à cause de leur religion, ils le seront de nouveau dans leur terre d’exil, car ils sont noirs mais également car le rabbinat refuse de reconnaîre leur judaïté. Rejetés dans leur propre pays et leur pays d’accueil, il est alors difficile de se créer sa propre identité.

C’est ce qui va arriver à Salomon, renommé Schlomo. Sa mère, chrétienne, va le forcer à mentir et se faire passer pour juif et orphelin afin de partir vers la terre d’Israël. Interrogé à pluseurs reprises sur son passé il devra constamment mentir sur sa propre identité afin de se faire accepter. Mais voilà, ce n’est pas si simple. Même s’il se fait passer pour juif, il reste noir.

Un message d’espoir

Adopté par une famille française, athée, ils respecteront ses croyances. Malgré tout, il n’ose pas leur avouer la vérité sur sa propre religion. Il intégrera une école mais les enfants le rejetteront (une élève le touchera le jour de son arrivée et déclarera à ses amies : « ça ne s’enlève pas, il est vraiment noir ») et par leur famille. En effet, celles-ci craignent qu’un enfant venu d’Afrique ne leur apporte des maladies invisibles. A une époque où le SIDA fait rage, les craintes de ces familles sont renforcées. Heureusement pour lui, sa famille adoptive l’aimera et le protègera. Sa mère fera tout pour entrer en communication avec lui.

Nous suivons Schlomo jusqu’à la fin de ses études. Il découvrira l’amour, le racisme (anti-noir mais aussi anti-chrétien), la guerre mais aussi cette volonté d’un monde pacifiste. Il deviendra médecin auprès d’une grande ONG.

Cette histoire est émouvante car elle reflète une triste réalité mais aussi car elle transmet un véritable message d’espoir et de paix.

On ne retiendra pas ce livre pour son style littéraire plutôt simple. L’histoire en elle-même nous fera oublier les quelques maladresses des auteurs.

Un petit mot sur l’auteur

Radu Mihaileanu a d’abord fait un film, qui porte le même titre : va, vis et deviens. Lui aussi juif, il doit quitter son pays d’origine, la Roumanie pour fuir la dictature de Ceausescu. Il partira lui aussi pour Israël et y sera témoins de ce qui arrivent alors aux éthiopiens immigrés. Il émigre ensuite pour s’installer en France et y faire carrière comme cinéaste. C’est suite à la réalisation de son film qu’il en écrira l’histoire aux éditions Grasset.

Note : 3 sur 5.

Mes challenges

Cette lecture a été proposée dans le cadre d’un ABCdaire sur la page Facebook, La tête dans les livres. Ca me permet de valider la catégorie 32 du challenge annuel : lire un livre de l’ABCDaire.

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