Résumé
Persuadé qu’il est responsable de la mort de son fils et du chagrin inconsolable de sa femme, Abel a fui pour se réfugier dans un chalet où il vit reclus au coeur de la montagne. Rythmées par les saisons et la nature, ses journées se ressemblent, entre son travail de bûcheron et l’absence de Tom qui le hante. Jusqu’au jour où il porte secours à un homme trouvé inconscient dans la montagne.
Mon ressenti
Depuis que son fils Tom a disparu après une dispute banale un matin d’école, Abel s’est muré dans sa culpabilité. Cinq ans sans nouvelles. Cinq ans à fuir, tout le monde, même jusqu’à sa femme. Suite à ce drame, il s’est donc réfugié dans sa montagne, et franchement, je le comprends. Cette culpabilité doit être insupportable à vivre. Il vit ainsi dans la forêt jusqu’à ce qu’il trouve un adolescent inconscient dans la neige. Et cette rencontre va le changer.
Ce qui rend ce roman inoubliable, c’est que Florence Herrlemann ne force rien. Abel ne guérit pas d’un coup. Il ne suffit pas de cette rencontre inattendue pour que tout s’arrange. George arrive, puis Martha, puis les dîners chez Paul et Katy. Et ainsi, doucement, très doucement, les blessures cicatrisent. Ce n’est pas miraculeux, au fond de lui, cette blessure dormira toujours. Mais il évolue et apprend à se pardonner, un pas après l’autre.
La montagne est un personnage à part entière. Les cerfs, les renards, les loups qui rôdent autour d’Abel créent une atmosphère à la fois sauvage et apaisante. Cette ambiance colle ainsi parfaitement à l’état d’Abel. Florence Herrlemann décrit la nature avec énormément de justesse. On peut de toute évidence ressentir tout l’amour qu’elle a pour la forêt et ses habitants.
Ce roman n’est pas un coup de cœur mais c’est un roman que j’ai aimé savourer et que j’ai préféré au premier que j’avais lu. C’est le genre de livre qu’on referme doucement, et qui laisse alors en nous une douce chaleur.
Merci à NetGalley et les Editions Theleme pour ce livre audio.

