Résumé

Héros à l’esprit guerrier jusque dans son discours amoureux, séducteur, maniant à la perfection le paradoxe et jouant à merveille sur l’ambiguïté des mots, Othello, Maure de Venise, se sert du langage comme d’une épée. Sa gloire suscite diverses réactions : Roderigo méprise « l’homme aux grosses lèvres », Désdémone est séduite par le récit de ses exploits en terres lointaines, qui fourmille d’évocations exotiques. Iago, lui, hait Othello. Que cette haine soit gratuite ou qu’elle soit le résultat d’une lucidité pragmatique, elle pousse Iago à tout détruire sur son passage. Metteur en scène machiavélique, manipulateur de l’ombre, il bat Othello sur son propre terrain, puisque c’est par le discours qu’il l’entraîne vers le meurtre. Le Maure, jaloux, boira les mots de son ennemi comme un poison pervers. Révélatrice des préoccupations d’une époque qui voit les limites du monde connu reculer de plus en plus, Othello est également une tragédie domestique offrant de merveilleuses scènes d’intimité, telle celle de la toilette de Desdémone lorsqu’elle entonne le chant du saule (IV, 3). –Sana Tang-Léopold Wauters

Mon ressenti

Contre toute attente, la lecture de cette pièce de théâtre fut un coup de coeur. Shakespeare était vraiment un maître du théâtre dramatique.

Othello s’est mariée à Desdémona. Mais Iago, qui hait Othello, va chercher à lui nuire en lui l’amenant à croire que cette dernière lui est infidèle. C’est en usant de fins stratagèmes et de viles manipulations qu’il arrivera à ses fins.

J’ai déjà lu ou vu plusieurs pièces de Shaskespeare et celle-ci n’est pas sans me rappeler Roméo et Juliette dans sa fin tragique. Lorsque Juliette, réalisant son erreur, décide de mettre fin à ses jours. Elle me rappelle également Beaucoup de bruit pour rien dans ses machinations (même si dans Beaucoup de bruit pour rien, les fins sont bien moins mauvaises) pour amener des êtres que tout oppose à s’aimer.

Cela n’a pas été non plus sans me rappeler Le Comte de Monte Cristo, récit dans lequel le Edmond Dantès est haï par un de ses amis, secrètement amoureux de Mercedes. Il sera alors trahi et dénoncé comme conspirateur pour être éloignée de sa belle. Ici, Iago n’est point amoureux de Desdémona. Il s’agit ici d’un homme blessé dans son orgueil car Othello ne l’a pas choisi comme lieutenant. Il semblerait également qu’il soit jaloux de lui, persuadé que sa femme Emilia, le trompe avec Othello. Par conséquent il souhaite que ce dernier soit malheureux en amour. Et comment le rendre plus malheureux qu’en lui faisant croire que sa bienaimée en aime un autre ?

Les machinations de Iago sont nombreuses et futées. Il réussira toujours à se rendre invisible et à manipuler les autres pour qu’ils soient acteurs de ce complot malgré eux. Ainsi Cassio se retrouve malgré lui en possession du mouchoir de Desdemona, que la pauvre a malencontreusement perdu. Le stratagème de Iago est de faire penser à Othello que Desdemona le trompe avec son officier Cassio, qu’elle apprécie beaucoup. Iago est vraiment un personnage maléfique, tandis qu’Othello est perçu comme un personnage juste et intègre.

J’apprécie toujours autant de lire des pièces de théâtre. La dernière en date était Cyrano de Bergerac et j’espère pouvoir en lire d’autres dans les mois à venir.

Note : 5 sur 5.

Et vous, lisez-vous du théâtre ?

Mes challenges

Cette lecture m’a permis de valider la catégorie 2 du challenge mensuel. Un titre qui commence par la lettre O.

Elle m’a également permis de valider la catégorie 85 du challenge annuel. Lire une pièce de théâtre.

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