Cyrano de Bergerac _ Edmond Rostand

Résumé

Le nez de Cyrano s’est mis en travers de son cœur. La belle Roxane aime ailleurs, en l’espèce un cadet sans esprit mais de belle apparence, Christian de Neuvillette.
La pièce de Rostand met en scène la tragique complicité entre deux moitiés d’homme, et s’achève sur une évidence en forme d’espérance : sous les traits de Christian, ce n’était pas moins que l’âme de Cyrano qu’aimait Roxane.
Avec ce drame en cinq actes, au travers des reprises ou des adaptations cinématographiques, Rostand a connu et connaît un triomphe ininterrompu et planétaire. Pourquoi ? À cause des qualités d’écriture, des vertus dramatiques ou de la réussite du personnage principal de la pièce ? Sans doute, pour une part. Mais la raison profonde tient à son art de caresser l’un de nos plus anciens mythes : il n’est pas de justice ici-bas, ni d’amour heureux. Presque pas. Et tout est dans cette manière de nous camper sur cette frontière, entre rêve et réalité, entre lune et terre.

Mon ressenti

Ce sera un avis rapide que je proposerai pour cet écrit. Cyrano de Bergerac se lit très vite. Pas forcément aisé à comprendre dans sa totalité, il n’en reste pas moins une lecture rapide. J’avoue ne pas avoir été plus emballée que ça par l’histoire en elle-même. Une histoire d’amour entre Cyrano, Christian et Roxane. Cyrano se meurt d’amour pour sa cousine Roxane qui est éprise de Christian. Cet amour pour ce dernier est réciproque, mais Christian ne sait pas parler aux femmes de cette époque. Il est beau mais manque d’esprit, Cyrano se propose alors de prendre sa place. Ainsi, sous le balcon de Roxane (tiens, cela n’est pas sans rappeler le balcon de Juliette), Cyrano parle à Roxane, dans l’ombre, afin que celle-ci ne reconnaisse pas son cousin.

Roxane qui n’aimait Christian que pour sa beauté, s’amourache de lui au travers de Cyrano, pour la beauté de son âme. Elle qui trouvait ce dernier laid à cause de son nez, s’éprend finalement de lui sans même le savoir. Tous deux finiront par le comprendre, mais bien trop tard.

A noter la prouesse littéraire de l’auteur, qui écrit presque la totalité de ses dialogues en vers. Ca n’en rend pas forcément la lecture plus simple, mais ça rajoute un côté romanesque et dramatique à son oeuvre. On ne peut nier le talent du dramaturge, mais en théâtre je préfère de loin les comédies, plus récentes, de Vaudeville. Cela étant dit, c’est peu comparable. Nous sommes à une autre époque, et dans un style tout à fait différent.

Bien que l’histoire de Roxane et Cyrano ne m’ait pas emportée, je dois reconnaître l’immense talent du dramaturge ! Cela faisait très longtemps que je n’avais point de lu de théâtre et nul doute que je recommencerai.

Note : 3.5 sur 5.

Mes challenges

Cette lecture m’a permis de valider une catégorie du challenge de Mars. Il fallait justement lire Cyrano.

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