Résumé
Akiko a grandi avec une mère célibataire qui brillait par son absence, toujours plus occupée par son travail de gérante de bistrot que par l’éducation de sa fille. Aussi a-t-elle préféré se concentrer sur sa carrière dans une prestigieuse maison d’édition, loin du modèle maternel. Mais quand sa mère décède et lui lègue son restaurant, elle décide de faire de sa passion pour la cuisine son métier. Accompagnée par Taro, le chat errant du quartier, et Shima-chan, une jeune serveuse, elle reprend l’établissement de sa mère et le transforme en restaurant qui propose des produits simples et locaux. Un nouveau départ qui pourrait bien lui permettre d’en apprendre plus sur celle qui l’a élevée…
Mon ressenti
L’histoire est assez simple. On suit Akiko, une femme d’une cinquantaine d’années qui vient de perdre sa mère. Elle décide alors de quitter son travail et de reprendre le petit restaurant familial. Elle en fait un lieu modeste, presque minimaliste : seulement du pain et de la soupe au menu. Ca peut sembler banal, mais j’y ai vu surtout un vrai besoin de repartir à zéro, de se reconstruire. Pas de rebondissements, ni d’actions trépidantes. J’ai vraiment eu l’impression de faire une pause dans un quotidien trop bruyant. C’est ce côté apaisant, un peu hors du temps, qui m’a vraiment charmée.
Du coté des personnages, Akiko m’a touchée parce qu’elle n’essaie pas d’être parfaite. Elle est seule, un peu perdue, mais elle s’accroche à ce fragile équilibre qu’elle construit. Elle est accompagnée de Shima-chan, son employée, et de Tarō, son chat, dernier membre de sa famille qu’il lui reste. J’ai aussi aimé la galerie de personnages secondaires, parfois bienveillants, parfois critiques. Tout le monde n’approuve pas sa décision et critique ses choix quant à sa reprise du restaurant. Mais ce que j’ai retenu au final, c’est que même une vie toute simple peut être d’une richesse inestimable.
Du côté de l’écriture, j’ai trouvé le style très doux et simple. Parfois peut-être un peu trop, surtout si on attend une intrigue pleine de surprises, mais pour moi ça a plutôt bien fonctionné. Ce n’était pas spectaculaire, mais ça m’a fait du bien. Certains moment sont mélancoliques, d’autres plus lumineux, et j’ai refermé le livre avec une impression de légèreté. Ce n’est pas un roman qu’on lit en tournant les pages avec frénésie. Mais c’est plutôt un texte qui réconforte, et qui rappelle qu’il est possible de recommencer à tout âge.
Le restaurant des jours heureux est un roman qui se lit comme une parenthèse de douceur au milieu de la tempête. On referme ce roman avec le cœur plus léger, comme si Akiko nous avait transmis un peu de sa sagesse et de sa paix intérieure.
Un énorme merci aux Editions Nami pour la confiance accordée en tant que Lectrice 2026.
Si ce roman vous tente, vous pouvez vous le procurer ici (lien affilié). Sortie le 14 janvier 2026.


