Résumé
Max Heilbronn, écrivain aux multiples pseudonymes, vit paisiblement de sa plume à Carnac. Si ses romans sont plutôt violents et sanglants, son existence, en revanche, est des plus routinière, du moins jusqu’à ce que de vrais méchants armés jusqu’aux dents débarquent chez lui pour le tuer.
Pour défendre sa vie, il va devoir renouer avec un passé qu’il avait soigneusement effacé et démontrer qu’il manie les armes aussi bien que l’imparfait du subjonctif.
Dans cette aventure ponctuée de coups de feu, où personne n’est tout à fait ce qu’il prétend être, il pourra compter sur de vieux amis, une sympathique mythomane et des alliés inattendus.
Mon ressenti
Max est un écrivain sans histoires, occupé à écrire et à bricoler pendant que sa femme est absente… jusqu’au jour où deux types débarquent pour le tuer. Forcément, ça accroche. On se demande tout de suite ce qu’il peut bien cacher pour devenir une cible. Et comment il a pu se débarrasser aussi facilement de 2 tueurs qui l’ont pris par surprise.
Le roman s’articule autour de ces interrogations, en cherchant à lever le voile sur un passé trouble. Sur le papier, ça fonctionne. À la lecture, j’ai trouvé que l’intrigue avait du mal à tenir sur la durée. L’intrigue manque cruellement de réalisme. J’ai continué à lire car l’écriture est vraiment agréable et entraînante, mais sans jamais être totalement convaincue.
Le narrateur occupe toute la place, puisqu’il s’agit de Max lui-même. Le personnage encaisse beaucoup, s’en sort trop facilement, et manque finalement de véritables failles.
Autour de lui gravite une galerie de personnages secondaires qui font le job, sans plus. Ils apportent parfois de l’humour ou du rythme, mais restent assez lisses et prévisibles. Lui et ses copains sont capables de terrasser des ennemis plus nombreux qu’eux tandis qu’eux y échappent sans grande difficulté.
C’est clairement la plume qui m’a fait aller jusqu’au bout du roman. Même quand l’histoire me laissait perplexe, j’ai pris plaisir à la narration. L’écriture est fluide, directe, ponctuée de réflexions personnelles et d’un humour qui fonctionne bien.
Cependant, j’ai aussi eu le sentiment d’un texte pas totalement abouti. Il y a de nombreuses répétitions, notamment concernant le passé de notre personnage. Cela est sûrement dû au fait que ce roman a été écrit en 20 jours (un défi que l’auteur s’est lancé pendant le confinement de l’écrire en un mois) et qu’il a fallu combler les trous pour avoir un texte suffisamment touffu.
Avec Sang d’encre à Carnac j’ai découvert la plume de Jean-Baptiste Ferrero que j’ai vraiment appréciée. Mais cela n’aura pas suffi à me faire croire à son intrigue complètement tirée par les cheveux. C’est le premier roman d’une série. Je tenterai le second que j’ai déjà dans ma bibliothèque, en espérant que l’intrigue sera plus réaliste.
Si vous aimez les héros invincibles, vous pouvez découvrir l’auteur par ici (lien affilié).


