Bienvenue à la Clinique psychologique de Nakagyô. Un centre de soin situé au cœur de Kyôto, au fond d’une ruelle sombre, particulièrement difficile à trouver.
Assisté de son infirmière Chitose, le docteur Nike y reçoit des patients de tous horizons. Sa particularité ? Ne pas prescrire des médicaments, mais… des chats !
Un jeune homme harcelé au travail, un père de famille désemparé, une mère qui a du mal à communiquer avec sa fille, une créatrice de mode trop perfectionniste… vont en faire l’expérience.
Que leur révéleront ces êtres capricieux et délicats, exigeants mais si charmants ? Et si les traitements prenaient des formes totalement inattendues ? 

Avec Chats sur ordonnance, l’autrice nous entraîne dans un roman japonais à la fois doux, étrange et réconfortant. Le roman se compose de plusieurs histoires courtes. Chacune présente des personnages en souffrance, à un moment charnière de leur vie. Ils sont tous patients du psychiatre Dr Nike et de son infirmière Chitose. Pas de longs discours ni de médicaments : la prescription est toujours la même… un chat. L’ordonnance est accompagnée d’un mode d’emploi précis, parfois déroutant, souvent drôle. Le félin permet au patient de se reconnecter à lui-même.

J’ai particulièrement apprécié la finesse avec laquelle l’autrice dépeint la relation entre l’humain et l’animal. Rien de spectaculaire ni de miraculeux : les chats restent des chats, avec leur caractère, leurs bêtises, leur indépendance. À travers eux, les personnages apprennent à ralentir, à observer, à ressentir de nouveau. Et se soignent.

L’ambiance japonaise, très présente, apporte une vraie atmosphère contemplative. On y ressent la pression du monde du travail, le poids du regard des autres, la solitude, le deuil ou encore l’épuisement émotionnel. Le fantastique affleure doucement au début avant de prendre un peu plus de place au fil des récits. J’avoue toutefois avoir ressenti une légère lassitude en avançant dans le livre. La structure des histoires restant assez similaire, cela devient redondant. La fin, quant à elle, m’a laissée avec un sentiment mitigé, comme si l’autrice avait hésité sur la direction à prendre.

Malgré cela, Chats sur ordonnance reste une lecture agréable, tendre et apaisante. La version audio est plutôt bien réussie, même si parfois le lecteur m’agaçait lorsqu’il prenait la voix du docteur.

Note : 3.5 sur 5.

Un grand merci à NetGalley et Audiolib pour cette lecture audio. Si ce roman vous tente, c’est par ici (lien affilié).

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