Morts suspectes à Belle-île _ Pierre Pouchairet

Les policiers brestois ne se remettent pas du drame qui a coûté la vie à leur collègues Luna. Le lieutenant Isaac Le Floch, son compagnon, dépérit à vue d’oeil.
Pour l’aider à passer ce cap douloureux, sa cheffe, Léanne Vallauri, décide de lui attribuer un nouveau binôme en la personne de Manue Kerfourn, récemment affectée à Brest, et de les envoyer à Belle-Île-en-Mer enquêter sur la mort des époux Belloc, un couple d’octogénaires dont on a retrouvé les corps au pied de la falaise de Donnant.
Suicides ou meurtres ? Le mystère est entier, d’autant que, même si tout le monde semblait les aimer, leur disparition arrange beaucoup de gens, à commencer par leurs héritières. Quels secrets ce couple d’îliens pouvait-il bien cacher ?

Dès les premières pages, je me suis laissée happer par l’intrigue de Morts suspectes à Belle-Île. Le point de départ paraît simple : un couple âgé est retrouvé sans vie au pied d’une falaise. Accident, suicide ou meurtre ? Très vite, les pistes s’entremêlent, les secrets resurgissent et l’atmosphère insulaire devient presque étouffante. J’ai aimé cette tension croissante où chaque habitant semble cacher quelque chose. Grâce à un rythme soutenu, les chapitres s’enchaînent vite et je n’ai pas vu le temps passer.

Les personnages sont sans doute ce que j’ai préféré. Isaac, encore marqué par un drame récent, forme un duo inattendu avec Manue Kerfourn, nouvelle dans l’équipe. J’ai beaucoup aimé la relation entre Isaac et Manue. Ils ne fonctionnent pas encore comme une équipe rodée, mais leurs différences créent un équilibre intéressant. Manue, avec son énergie et son envie de montrer qu’elle est à la hauteur, m’a rapidement plu. Isaac, lui, m’a touchée d’une autre façon : il traîne encore ses blessures, mais on sent qu’il avance.

L’écriture de Pierre Pouchairet est claire et directe, sans lourdeur. Les dialogues sonnent juste et l’humour discret équilibre bien la noirceur de l’affaire. J’ai apprécié que l’auteur m’emmène à Belle-Île sans alourdir le récit par trop de descriptions, tout en donnant envie de découvrir les lieux. L’intrigue est bien ficelée, et la fin m’a surprise, alors que je pensais avoir deviné le dénouement.

En refermant Morts suspectes à Belle-Île, je me suis dit que c’était exactement le type de polar que j’aime lire : rythmé, réaliste et porté par des personnages humains. Ce tome me donne envie de continuer la série des Trois Brestoises et de retrouver Isaac et Manue dans leurs prochaines enquêtes.

Note : 4.5 sur 5.

Et vous, aimez-vous les polars qui se déroulent dans des lieux isolés comme Belle-Île ?

Pour vous procurer ce roman, c’est par ici (lien affilié)

Un grand merci aux Editions Palémon pour ce Service de Presse.

Laisser un commentaire