Résumé
Jacques, veuf et retraité de l’armée, coule une vie paisible et solitaire à Maintenant, un petit village sarthois. Jusqu’au jour où sa fille Joanna, aux abonnés absents depuis vingt ans, débarque chez lui à l’improviste.
Prétextant des questions délicates à gérer, elle abandonne ses trois enfants et leurs valises pour deux semaines.
Dès les premiers jours, la cohabitation s’annonce difficile. Mais c’est compter sans Madeleine, Chloé et d’autres habitants du village qui ne manquent pas d’animer, à leur manière, cette aventure déjà mouvementée…
Mon ressenti
Jacques vit seul dans sa ferme depuis la mort de sa femme. Sa fille Joanna a disparu de sa vie il y a vingt ans. Mais un matin, elle réapparaît sur le pas de la porte, y dépose ses trois enfants sans explication, et repart. Valentin l’aîné, Victoire l’ado qui se méfie de tout, et Arthur, un petit bonhomme de six ans qui va très rapidement s’attacher à ce grand-père inconnu.
Ce trio d’enfants est vraiment très touchant. Sandra Martineau a réussi à retranscrire avec justesse les préoccupations de chaque âge. Arthur cherche de la tendresse et s’émerveille de tout. Victoire est une ado rebelle mais qui cache ses failles. Quant à Valentin, c’est un artiste dans l’âme mais qui ignore encore comment exprimer son art. Et Jacques, ce bourru au grand cœur, qui découvre ses oetits-enfants pour la première fois après vingt ans d’isolement.
Ce roman est aussi l’histoire du village de Maintenant, où tout le monde se connaît, s’entraide et s’épaule. Cette communauté donne une chaleur particulière au récit, et j’ai eu envie de m’y installer moi aussi. C’est peut-être aussi le défaut de ce roman, ce village trop parfait où, tout le monde aide les autres, je ne suis pas certaine qu’il existe dans la réalité. C’est assez utopique. L’autrice a bien tenté d’y mettre un grain de sable avec le voisin Ed, jaloux de Jacques, mais j’ai trouyé ça un peu trop caricatural.
Quant à la fin du roman, elle arrive un peu vite et bascule vers quelque chose de très romanesque. C’est le moment que j’ai attendu tout au long du roman, puisqu’on nous dit dès le début pourquoi Johanna dépose brusquement ses enfants dans un village loin de tout. Ce moment arrive un peu trop tard, et est expédié façon Club des Cinq. C’est le gros bémol du roman.
En lisant les avis d’autres lecteurs, j’ai appris qu’il s’agissait de la suite d’un premier roman, mais ça ne m’a pas du tout dérangée dans ma lecture. Je ne m’en serais d’ailleurs jamais rendue compte si je n’avais pas surfé sur Babelio. Le texte se lit parfaitement de façon indépendante.
Malgré une fin un peu rocambolesque, c’est un roman que j’ai vraiment apprécié de lire. Parfait pour passer le temps sur la plage ou au bord de la piscine, sans prise de tête.
Les romans feel-good, vous en lisez toute l’année ou plutôt en été ?
Merci aux Editions Charleston pour ce Service de Presse

