Résumé
Quand des disparitions d’enfants et des meurtres sanglants se multiplient dans un petit village de montagne sans histoire, une vieille légende nimbée de soufre ressurgit… Diligentés par leurs services respectifs, le commandant Guardiano et le capitaine de gendarmerie De Rolan sont contraints d’unir leurs forces pour découvrir la vérité.
Mon ressenti
Un village de montagne. Un couple qui s’entretue. Un prêtre retrouvé pendu. Un menuisier coupé en deux. Et des enfants qui disparaissent. De quoi faire un thriller haletant !
Le commandant Guardiano et le capitaine de Rolan débarquent chacun pour leur compte. Guardiano enquête sur des morts étranges tandis que De Rolan cherche à savoir ce que sont devenus quatre enfants portés disparus. Ils se retrouvent à faire équipe malgré eux. Et très vite, ils comprennent que tout est lié.
Le duo Guardiano / De Rolan fonctionne à merveille. Ils développent une vraie complicité, malgré leurs zones d’ombre. Cette relation professionnelle apporte beaucoup de chaleur humaine au cœur même d’un thriller où l’humanité semble avoir disparu. J’ai grandement apprécié que l’auteur ne transforme pas cette complicité en une romance qui aurait été trop téléphonée.
J’avais adoré le tout premier roman d’Alexis Laipsker, et Les Poupées. Le Mangeur d’âmes confirme tout le talent de l’auteur pour construire une atmosphère oppressante et des personnages difficiles à cerner. L’écriture est percutante, les dialogues sont rythmés, et le roman tient ses promesses jusqu’au bout. Même si je dois reconnaître que j’avais deviné le dénouement final avant qu’il ne se produise. L’auteur sème des indices tout le long du roman pour nous faire douter d’un des personnages. Cela dit, cela ne m’a pas empêché de dévorer ce roman.
Alexis Laipsker nous livre encore une fois, un thriller d’une grande qualité. Ce n’est pourtant pas mon préféré, l’explication des différentes morts m’ayant semblée un peu trop simpliste. Mais ça n’en reste pas moins une valeur très sûre dans le monde des romans policiers.
Merci aux Editions Pocket pour ce Service de Presse.

