Résumé
Carrie Soto est féroce, et sa détermination à gagner à tout prix ne l’a pas rendue populaire. Mais lorsqu’elle se retire du tennis, elle est la meilleure joueuse que le monde ait jamais vue. Elle a pulvérisé tous les records et remporté vingt titres du Chelem. Et si vous demandez à Carrie, elle mérite chacun d’entre eux. Elle a presque tout sacrifié pour devenir la meilleure, avec son père comme entraîneur.
Mais six ans après sa retraite, Carrie se retrouve dans les gradins de l’US Open 1994, à regarder son record lui être arraché par une joueuse brutale et éblouissante nommée Nicki Chan.
À trente-sept ans, Carrie prend la décision monumentale de sortir de sa retraite et d’être entraînée par son père pour une dernière année afin de tenter de reconquérir son record. Même si les médias sportifs disent qu’ils ne l’ont jamais aimée de toute façon. Même si son corps ne bouge plus aussi vite qu’avant. Et même si elle doit ravaler sa fierté pour s’entraîner avec un homme à qui elle a presque ouvert son cœur : Bowe Huntley. Comme elle, il a quelque chose à prouver avant d’abandonner le jeu pour toujours.
Mon ressenti
Je ne connais rien au tennis. Je ne suis aucun match, ni aucun tournoi. Rolland Garros et Wimbledon, je ne les connais que de nom. Mon sport à moi, c’est le badminton, et c’est bien le seul que je suis capable de suivre. Et pourtant, j’ai lu ce roman en apnée. Et je l’ai dévoré.
Le roman commence par une rétrospective de la carrière de tenniswoman de Carrie Soto, qui devient rapidement une légende en remportant le record de Chelems gagnés. Suite à une blessure, elle prend sa retraite alors qu’elle a une trentaine d’années. Personne ne s’attendait donc à ce qu’à presque quarante ans, elle reprenne une raquette et le chemin des tournois. Pour quelle raison ? Car Nicki Chan, jeune prodige de la génération suivante, menace de battre son record de vingt titres du Grand Chelem. Carrie remet ses baskets. Pas par amour du jeu . Mais plus par égo, et car la défaite l’a toujours terrifiée.
Parce que c’est ça le cœur du roman c’est la psychologie de Carrie qui a été construite de toutes pièces par son père Javier, ancien joueur argentin. Il l’a vraiment aimée et il lui a appris à ne jamais montrer ses émotions, à tout sacrifier, à gagner. En revanche, il ne lui a jamais appris à exister en dehors d’un court. Résultat : Carrie est une femme seule, froide en apparence, arrogante. Les médias la surnomment ainsi la « Masse d’armes », voire pire. Elle est détestée et à la fois elle fascine tout le monde. Très honnêtement, j’ai adoré détester ce personnage, qui s’est forgée une carapace très solide pour se protéger.
La relation entre Carrie et son père Javier est intense, et vraiment touchante. Taylor Jenkins Reid traite cette relation fusionnelle avec beaucoup de délicatesse. Et puis il y a aussi Bowe. Ancien champion également sur le retour, il s’entraîne avec Carrie et doit subir son mauvais caractère. Il incarne tout ce que Carrie n’est pas. Et leur relation elle aussi est très intéressante et permet aux lecteurs de finir par s’attacher à Carrie, un petit peu.
Ce roman est un coup de cœur absolu. Ca semble être un roman sur le sport, mais c’est bien plus que ça. Je vous le recommande chaudement et prenez plaisir à détester Carrie.
Un énorme merci aux Editions Charleston pour l’envoi de ce Service Presse.

