Résumé
À 16 ans, Edith, gymnaste et danseuse accomplie, rêve de ballet et de succès olympiques. Mais en 1943, la vie en Hongrie est dangereuse pour une jeune fille juive et alors que l’Europe s’embrase, Edith est déportée à Auschwitz avec sa famille. Lorsque l’horreur sévit partout autour d’elle et que la tentation d’abandonner devient trop lourde, Edith se raccroche à ce qu’elle connaît de la beauté : l’amour de ses parents, le soutien de sa soeur, ses premiers émois avec Eric et la promesse de leurs retrouvailles. Et surtout, elle danse. Elle danse sous le regard impitoyable des nazis, elle danse au coeur de l’enfer. Son talent, qui aurait dû lui ouvrir les portes de l’opéra, devient son salut.
Quand Josef Mengele, intrigué par son don et séduit par sa grâce, décide de l’épargner, un nouvel élan de courage s’empare d’elle et lui donne la force de lutter pour sa survie, jusqu’à pouvoir peutêtre un jour revoir les siens…
Mon ressenti
Edith Eger a seize ans lorsque la guerre fait irruption dans sa vie. Elle se retrouve alors rapidement déportée à Auschwitz. Durant des années, elle va affronter la terreur, la faim, la brutalité et la mort dans ce camp de concentration. Elle survit. Puis, quatre-vingt ans plus tard, elle prend la plume pour témoigner.
Les récits sur la seconde guerre mondiale me semblent nécessaire. Notamment les témoignages dont la portée historique est primordiale. Pourtant, je ressors de celui-ci avec un sentiment nuancé. Certains passages s’enchaînent avec une rapidité qui m’a laissée sur ma faim. Des scènes auraient mérité, selon moi, davantage de développement. De plus, le titre met la danse en avant. Or, cette passion occupe finalement une place très discrète dans le récit.
Ce qui m’a le plus touchée dans ce roman, c’est la jeune fille qu’Edith était alors. Naïve, amoureuse de la vie, au seuil de l’âge adulte, et soudain confrontée à l’indicible. Le lien qui l’unit à sa sœur constitue, à mes yeux, l’une des forces du livre. Ensemble, elles se soutiennent, se protègent et continuent d’avancer, coûte que coûte. Cependant, je n’ai pas réussi à ressentir un attachement profond envers les personnages. Il manquait de l’émotion pour faire basculer ce témoignage en récit bouleversant. J’ai eu le sentiment que le récit survolait les événements les plus importants. En revanche, un des points forts du récit est que l’autrice ne s’arrête pas à la libération. Elle aborde les traumatismes, la culpabilité, la reconstruction difficile qui accablent les survivants. C’est un aspect que j’ai vraiment apprécié, plus que le récit au sein du camp de concentration.
La plume d’Edith Eger est très fluide. Elle avance sans lourdeur, et ce livre sur Auschwitz m’a semblé accessible à des lecteurs peu familiers avec ce chapitre sombre de l’Histoire. Cependant, si j’y ai ressenti l’horreur, j’ai trouvé que ce témoignage manquait d’émotions. Mais, comme il doit être difficile de témoigner des horreurs qu’on a vécu, je ne peux jeter la pierre à l’autrice. Je serais bien incapable d’en faire autant.
La ballerine d’Auschwitz est un livre juste et utile, porté par une volonté de transmettre. Je vous le recommande si vous découvrez la Shoah. Mais si vous cherchez un témoignage qui vous prend à la gorge, il risque de vous laisser sur votre lancée.
Merci aux Editions Charleston pour ce Service de Presse.
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