L’appel des Colombes _ Martha Hall Kelly

Paris, 1940
Les Colombes dorées, c’est le nom sous lequel Arlette LaRue et Josie Anderson sont connues de la Gestapo alors qu’elles forment l’un des duos d’espionnes les plus redoutables de la Résistance, et s’attaquent sans relâche, en plein Paris occupé, aux secrets les mieux gardés du pouvoir nazi.
Mais lorsqu’elles sont arrêtées et déportées au camp de Ravensbrück en même temps que leurs proches, le prix à payer pour leur engagement est énorme.

Dix ans plus tard, elles ont toutes deux survécu à l’enfer des camps, mais tandis que Josie traque les fugitifs nazis à travers le monde, Arlette, elle, tente d’oublier l’horreur. Pourtant, le destin va les réunir pour une dernière mission peut-être plus dangereuse encore que tout ce qu’elles ont traversé : retrouver le médecin qui a pratiqué d’innommables expériences sur leurs proches à Ravensbrück.

Dans L’Appel des colombes, nous plongeons dans une enquête historique intense qui oscille entre 1944 et 1952. En 1944, Arlette et Josie entrent dans la Résistance. Elles espionnent leurs voisins allemands à Paris et transmettent leurs informations à Londres. Elles finissent par être arrêtées et déportées à Ravensbrück peu de temps avant la fin de la guerre. Arlette y perd alors son enfant, arraché par l’administration du camp. Quelques années plus tard, en 1952, Arlette tente de survivre à Paris avec l’absence de son fils. Josie, quant à elle, travaille pour l’armée américaine. Très vite, leurs deux histoires se rejoignent autour d’une même enquête et d’un même homme, un ancien médecin nazi recherché pour ses crimes.

Arlette et Josie forment un duo central très contrasté. Arlette reste profondément marquée par la perte de son enfant. Alors, lorsqu’elle rencontre une association qui pense avoir retrouvé son fils, elle n’hésite pas une seconde et s’envole pour Cayenne. Josie, de son côté, incarne davantage le conflit moral. Elle participe à des missions qui la confrontent à des compromis politiques qu’elle ne parvient pas toujours à accepter. Les USA souhaitent exfiltrer et recruter les scientifiques nazis tandis que Josie voudrait les envoyer à Israël pour les faire condamner. Même si les personnages sont intéressants, certaines de leurs réactions paraissent parfois naïves pour des anciennes espionnes chevronnées.

Les chapitres alternent régulièrement entre Arlette et Josie. Cette structure m’a d’abord paru compliquée, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire à cause de ça. D’autant plus que certains chapitres sont très longs tandis que d’autres sont très courts. Cela nuit au rythme du roman. Cependant, les retours à la période de la Résistance et de la déportation sont des passages que j’ai vraiment apprécié et permettent de mieux comprendre qui sont Josie et Arlette. L’intégration de nombreux éléments historiques réels (opération paperclip, eugénisme, expériences scientifiques) apporte une vraie profondeur documentaire au roman. Néanmoins, j’ai trouvé que c’était beaucoup moins poussé que dans son premier roman Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux qui avait été un véritable coup de coeur pour moi.

L’Appel des colombes est un roman historique prenant, malgré une écriture un peu trop lourde à mon goût. Je crois que cette période historique ne cessera jamais de me surprendre.

Note : 3.5 sur 5.

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Merci aux Editions Pocket pour l’envoi de ce Service de Presse.

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