Résumé
Hollande, XVIIe siècle. Clara éblouit. Sa beauté attire chaque regard, chaque désir, chaque jalousie. Elle semble née pour devenir l’héroïne des contes. Mais derrière le vernis, sa grâce parfaite devient piège : une cage de porcelaine où s’étouffent la peur, l’orgueil et la cruauté silencieuse. Dans son ombre, Iris, la sœur « infortunée », observe et rêve d’un autre destin. Elle sait que la vraie vie se cache ailleurs : dans la faim, dans les secrets, dans le regard brûlant de Caspar, l’apprenti peintre qui ose voir ce que personne n’ose regarder. Alors que Clara devient muse malgré elle, les illusions se fissurent et laissent apparaître une vérité plus dure : l’histoire de Cendrillon n’est qu’un mensonge.
Mon ressenti
Une mère et ses deux filles débarquent en Hollande, sans argent ni repères. Très vite, la survie devient leur seule préoccupation. La rencontre avec un peintre leur offre un refuge précaire, mais aussi un nouveau cadre de contraintes. C’est à partir de là que l’histoire glisse doucement vers une réécriture du conte de Cendrillon. Pas de magie ici, mais une réalité dure, marquée par la misère, la peur et les compromis.
Le récit s’intéresse surtout à celles qu’on n’écoute jamais. Iris, Ruth et Clara évoluent loin des rôles figés du conte. Ce sont des personnages complexes avec des blessures et des zones d’ombre. Cette complexité est intéressante sur le papier, mais je n’ai pas réussi à créer un vrai lien avec elles. J’observais leurs choix plus que je ne les ressentais. Leur dureté, parfois leur froideur, m’a laissée en retrait.
L’écriture est exigeante et très ancrée dans son époque. Cependant, je n’ai pas du tout adhéré à celle-ci, elle m’a même empêchée de rentrer totalement dans le récit. Cela étant dit, je dois reconnaître qu’elle installe une ambiance lourde, presque étouffante, qui colle bien au propos. Le rythme est lent, sans respiration réelle, et demande une attention constante. J’ai reconnu la maîtrise, sans jamais trouver le plaisir de lecture que j’attendais.
Ce roman propose une relecture sombre et sans concession de Cendrillon. L’intention est forte et le travail sérieux. Mais cette approche froide et oppressante ne m’a pas convaincue. Une lecture qui trouvera sans doute son public, mais qui n’était pas faite pour moi.
Je remercie toutefois les Editions Jeanne et Juliette pour ce Service de Presse dans le cadre de notre partenariat.

