Le jeu de la joie _ Ewa Janina

Talya jouait souvent au jeu de la joie avec son père, un jeu qui permet de trouver le bon côté des choses dans n’importe quelle situation. Quand ce dernier décède et qu’elle est envoyée vivre chez sa tante Clara dans le sud de la France, elle se promet de l’apprendre à chaque personne qui croisera sa route. Mais le défi prend des proportions gigantesques. Clara vit recluse dans un grand domaine froid et délabré, ne supportant que la compagnie de ses chevaux, et impose à Talya un emploi du temps strict, rythmé par les cours à domicile et les tâches domestiques. Pourquoi cette femme est-elle si acariâtre et autoritaire ? Talya arrivera-t-elle à trouver sa place et à surmonter les épreuves qui l’attendent ?

Ce qui m’a avant tout plu dans ce roman, c’est l’optimisme de son personnage principal. Talya, l’héroïne, déborde d’énergie et de joie de vivre. Elle a cette façon de voir le monde qui donne envie de sourire, même quand tout semble compliqué. C’est d’ailleurs ce que j’ai le plus aimé ici : ce besoin de croire en des jours meilleurs. Mais au fil du récit, la vie lui rappelle que rien n’est jamais tout rose. Elle traverse des épreuves très dures, et son enthousiasme, sans disparaître pour autant, laisse place à une forme de lucidité. J’ai trouvé ce virage bien amené et émouvant.

Là où j’ai eu un peu plus de mal, c’est avec la plume. Le style est simple, peut-être trop parfois. J’ai trouvé le début du roman un peu trop caricatural : les Français grincheux d’un côté, les Américains radieux de l’autre. C’est une idée intéressante ( je me suis d’ailleurs demandé si nous étions réellement ainsi)mais elle manque de nuance. Heureusement, ce contraste s’adoucit par la suite, quand on comprend que cette vision du monde vient avant tout du regard naïf de Talya.

J’ai également trouvé que la voix de Talya manquait un peu de justesse pour une adolescente. Ses réflexions et sa manière de s’exprimer donnent souvent l’impression d’avoir affaire à une enfant plus jeune. C’est d’ailleurs accentué par l’autrice qui parle d’elle parfois comme d’une “petite fille”. Enfin, quelques détails m’ont sortie du récit, notamment des invraisemblances médicales (la jambe cassée à l’hôpital notamment). Ce n’est pas gênant en soi, mais cela brise parfois la crédibilité de certaines scènes. Malgré tout, j’ai passé un très bon moment aux côtés de Talya. L’histoire reste positive et inspirante, et est portée par une héroïne sincère et lumineuse.

Je ne peux pas qualifier cette lecture comme un coup de coeur. Néanmoins, c’est un roman très agréable à lire, qui porte un message d’optimisme et d’espoir.

Note : 3.5 sur 5.

Un énorme merci aux Editions Nami, qui me font confiance pour l’année 2026 en étant une lectrice officielle.

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